ESPACE SAINT-MICHEL

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Cinéma Espace Saint-Michel
  
PROGRAMME DE LA SEMAINE
Les films commencent 10 minutes après l'heure indiquée (sauf exceptions précisées)
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JEAN ZIEGLER, L’OPTIMISME DE LA VOLONTÉ de Nicolas WADIMOFF

SORTIE NATIONALE : 18 Avril 2018

1h36 –France, Suisse – 2016


SYNOPSIS

En 1964, le Che demanda au jeune Jean Ziegler de rester en Suisse pour lutter depuis le " cerveau du Monstre capitaliste ". Par la suite, comme écrivain, professeur, député et collaborateur de Kofi Annan, l’homme n’a eu de cesse, à travers ses livres et ses discours, de fustiger les injustices, le pouvoir des oligarchies capitalistes et les responsables de la faim dans le monde. Aujourd’hui, à l’âge de 82 ans, ses livres se vendent dans le monde entier et il se bat encore, au sein de l’ONU, pour honorer sa promesse au Che. Son retour à Cuba prend des allures de confrontation entre sa pensée et le destin de cette nation qu’il considère comme matrice des forces anticapitalistes. C’est un dialogue entre réalité et symbolisme : quel futur pour l’anticapitalisme ? Ziegler fait-il partie de vainqueurs ou des perdants face au " Monstre " ?

BIOGRAPHIE DE JEAN ZIEGLER

Jean Ziegler est né en Suisse, issu d’une famille aisée, le 19 avril 1934. Il est marié à Erica Deuber Ziegler, historienne d’art.

Homme politique, altermondialiste et sociologue, il est docteur en droit et en sociologie. Il a été professeur de sociologie à l’université de Genève jusqu’en 2002 et à l’université de la Sorbonne à Paris et conseiller municipal (socialiste) de la ville de Genève de 1963 à 1967 et conseiller national de 1967 à 1983 puis de 1987 à 1999. Il fut le premier dirigeant de la communauté d’Emmaüs genevoise.

Rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies de 2000 à 2008, il a étudié le niveau d’alimentation des populations de nombreux pays (Niger, Éthiopie, Inde, Bangladesh, Mongolie, Brésil, Palestine, Guatemala...). En 2011, il qualifie de " crime contre l’humanité " le fait d’abandonner les cultures vivrières au profit des agrocarburants.

Jean Ziegler est l’auteur de plusieurs livres sur la mondialisation et sur ce qu’il considère être des crimes commis au nom de la finance de marché mondiale et du capitalisme, condamnant en particulier le rôle de la Suisse. Il s’oppose à la théorie libérale économique, qui justifie l’existence des riches par leur rôle dans la redistribution des richesses. Il critique fortement l’action du FMI, qui conditionne ses aides financières à des plans d’ajustement structurels, qui supposent notamment la privatisation des services publics, conduisant souvent, selon lui, à leur dégradation avec des conséquences tragiques sur la santé publique et l’alimentation dans les pays les plus pauvres.

Enfin, il accuse les États-Unis (" l’empire américain contre la démocratie planétaire ") d’être le bras armé des entreprises multinationales. Il insiste sur la spécificité de la politique étrangère des États-Unis, et leur refus de nombreuses conventions internationales (Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel, contre la sanction judiciaire des crimes de guerre - Convention de Rome, 1998, contre le concept de droits économiques, sociaux et culturels - Conférence de Vienne) 1993.

BIOGRAPHIE DU REALISATEUR

Né en 1964 à Genève, Nicolas Wadimoff a été guitariste dans un groupe de rock puis membre fondateur de l’association " Etat d’Urgences ", collectif en charge de la gestion de l’USINE, un centre culturel alternatif à Genève. Après des études de cinéma à Montréal, il tourne en 1990 son premier documentaire " Le Bol ", sur une soupe populaire à Genève, sélectionné au Festival du Film de Locarno. En 1991, il réalise " Les Gants d’Or d’Akka ", sur un boxeur palestinien d’Israël. Entre 1992 et 1996, il travaille à la TSR en tant que réalisateur pour différents magazines d’information, dont l’émission Temps Présent. A cette occasion, il tourne en Libye, en Algérie, en Palestine et en Israël, au Yémen, au Rwanda, etc. En 1996, il produit et réalise " Cyber – Guerilla " un documentaire sur l’usage d’internet par la révolution zapatiste au Chiapas (Mexique), diffusé dans plus de 20 pays. En 1997, il réalise son premier long métrage de fiction, " Clandestins " avec Denis Chouinard, primé à plus de quinze reprises dans les festivals internationaux.

En 1999, il co-fonde la société de production Caravan prod., pour laquelle il réalise des nombreux films, dont le téléfilm " 15, rue des Bains ", le long-métrage cinéma " Mondialito " en 2000, puis en 2002 le téléfilm " Kadogo, l’enfant soldat " pour France 2, la RTBF et la TSR. En 2004 - 2005, Nicolas Wadimoff initie et développe à travers sa nouvelle société, Akka Films, le projet " Swiss Palestinian Encounters " : à l’issue d’un atelier documentaire auquel participent de jeunes cinéastes palestiniens, cinq court-métrages documentaires voient le jour. Les films présentés sous l’appellation " My home ", sont montrés en première mondiale au Festival Visions du Réel en 2005, puis sillonnent les festivals internationaux. En 2005, il sort " L’Accord ", long-métrage documentaire qui raconte les coulisses de l’Initiative de Genève ; le film est projeté en première mondiale au festival de Locarno.

Dès 2007, tout en développant ses propres projets, Nicolas Wadimoff produit entre autres, le film " Dowaha " (Les Secrets) de Raja Amari, sélectionné au Festival de Venise 2009 et " Fix Me " de Raed Andoni, sélectionné au Festival de Sundance 2010, puis aux journées de l’ACID à Cannes. En février 2009, aux lendemains de la guerre à Gaza, il tourne le documentaire " Aisheen (still alive in Gaza) ", sélectionné au Forum du Festival de Berlin 2010, où il reçoit le prix du Jury oecuménique, puis en compétition au Festival " Visions du Réel " de Nyon (mention spéciale du Jeune public et prix " Buyens – Chagoll ") et au Hot Docs Toronto, ainsi que dans plus d’une trentaine de festivals internationaux.

ENTRETIEN AVEC NICOLAS WADIMOFF

Comment avez-vous appréhendé ce film sur Jean Ziegler, qui est une figure politique et votre ancien professeur ?

Je me suis demandé avec quel angle et quelle distance parler de Ziegler, car la persistance de son engagement m’impressionne. Il me fallait trouver un dispositif qui le remette en question. C’est pour cette raison que j’ai élaboré le terme d’empathie critique : être proche de l’homme, comprendre sa position, et en même temps trouver ses failles. L’autre enjeu était de réussir à concilier le regard du public suisse et celui de l’étranger. En Suisse, tout le monde à son avis sur Ziegler, en raison de ses accointances avec des révolutionnaires devenus dictateurs, ses affaires avec les banques, etc. En revanche, à l’étranger, personne n’a entendu parler de ces affaires. Jean Ziegler représente ce que Noam Chomsky, Susan Sontag ou Naomi Klein peuvent être aux yeux du monde.

A-t-il changé entre la période où vous étiez son élève et aujourd’hui ?

Non, il n’a pas changé. Ça peut paraître un signe d’étroitesse d’esprit, de naïveté ou de dogmatisme, mais c’est un signe d’intégrité. Ziegler peut se regarder en face sans rougir.

Il n’a pas renié ses engagements. Au-delà de la question partisane ou gauche-droite, les personnes qui ont des convictions chevillées au corps sont remarquables, sans doute plus

que celles qui vont dans le sens du vent…

Comment filmer le vrai Ziegler ?

Il sait si bien jouer avec son image. Ziegler joue avec les médias et la construction de sa représentation depuis un bout de temps. C’était très compliqué d’aborder son discours et son combat politique sans se perdre face à un dialecticien et un rhétoricien hors pair, qui sait activer sa bonne ou mauvaise fois pour gagner. Il fallait donc faire du documentaire direct, de la captation de moments où Ziegler ne pourrait pas se préparer ou garder la main.

Lorsqu’on a commencé, il déroulait sa pensée devant une cour de suiveurs. Là, clairement, il n’y avait pas de film, pas d’enjeu. Alors j’ai cherché des gens qui pourraient lui redonner la répartie et je me suis rendu compte, en mettant en place ce dispositif, qu’il avait tendance à s’adresser à moi pour me demander mon avis. J’ai dû accepter cette irruption de ma personne, réclamée par le sujet, pour le mettre face à ses contradictions. L’autre dispositif auquel je tenais, c’était la confrontation avec la réalité cubaine, que Jean s’efforce de faire rentrer dans sa propre grille de lecture.

Erica, sa femme, le met aussi face à ses contradictions...

Oui, avec beaucoup d’ironie et de lucidité ! Mais elle ne peut pas le faire en permanence, parce qu’elle a beaucoup d’amour et de respect. Ça n’aurait pas été honnête d’utiliser leurs dissensions comme dispositif narratif de confrontation. Du coup, j’ai rempli cette fonction, tout en sachant qu’Erica était là pour en remettre une couche. C’est une épouse, une conseillère, une muse, qui, on le comprend entre les lignes, joue un rôle extrêmement important.

Etait-ce difficile de filmer la diplomatie, voire la compromission, dans les coulisses des Nations unies ?

C’est assez étonnant : on a obtenu l’autorisation de tourner dans l’enceinte des Nations Unies sans trop de difficultés. Les arcanes onusiens sont très complexes. J’ai essayé de les comprendre en filmant et j’ai senti très vite que le film allait s’articulait autour de quatre piliers : l’histoire de Jean Ziegler, les questions spirituelles et existentielles, la confrontation au réel et la dimension internationale, c’est-à-dire son combat, sans doute le plus pertinent, contre ce qu’il appelle l’oligarchie du capital financier. Sans les Nations Unies, on aurait été face à un homme qui n’aurait rien fait, à part penser et écrire. Le film devait comporter cet aspect fondamental de Ziegler en tant qu’homme d’action.

Souhaitez-vous réhabiliter Jean Ziegler aux yeux du public ?

Je n’emploierais pas le terme de réhabilitation mais plutôt d’humanisation. Qu’on soit détracteur ou nom de Jean Ziegler, ce film permet de sonder son âme, de prendre la mesure de son combat et de son intégrité, au-delà des clivages politiques.

DISTRIBUTEUR : URBAN DISTRIBUTION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 


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LES DEUX SALLES SONT EQUIPEES EN NUMERIQUE 4K

Programmation du cinéma du 18 au 24 Juillet 2018

SALLE 1

LES AMANTS CRUCIFIES de Kenji MIZOGUCHI - (VOSTF)
Mercredi : 13h00
Vendredi : 22h05
Lundi : 15h00

AU GRE DU COURANT de Mikio NARUSE - (VOSTF)
Mercredi : 14h50
Dimanche : 20h10
Lundi : 16h55

LA PENDAISON de Nagisa OSHIMA - (VOSTF)
Mercredi : 16h55
Lundi : 12h55

RAN de Akira KUROSAWA - (VOSTF)
Mercredi, Samedi, Lundi : 20h40
Dimanche : 15h25

LE GRONDEMENT DE LA MONTAGNE de Mikio NARUSE - (VOSTF)
Jeudi : 13h00
Mardi : 16h35

LA RUE DE LA HONTE de Kenji MIZOGUCHI - (VOSTF)
Jeudi : 14h45
Samedi, Mardi : 13h00
Dimanche : 22h15

LE CHATEAU DE L’ARAIGNEE de Akira KUROSAWA - (VOSTF)
Jeudi : 16h20
Mardi : 20h10

CONTES CRUELS DE LA JEUNESSE de Nagisa OSHIMA - (VOSTF)
Jeudi : 20h10
Dimanche : 13h35
Mardi : 22h05

SANJURO de Akira KUROSAWA - (VOSTF)
Jeudi : 21h55

JE NE REGRETTE RIEN DE MA JEUNESSE de Akira KUROSAWA - (VOSTF)
Vendredi : 13h50
Mardi : 14h35

LA VIE D’O’HARU, FEMME GALANTE de Kenji MIZOGUCHI - (VOSTF)
Vendredi : 15h50
Samedi : 16h35

NUAGES EPARS de Mikio NARUSE - (VOSTF)
Vendredi : 20h10
Samedi : 14h35

SALLE 2

BRODRE : MARKUS ET LUKAS de Aslaug HOLM - (VOSTF)
Tous les jours : 13h25 (sauf samedi), 20h00

HEDY LAMARR de Alexandra DEAN - (VOSTF)
Tous les jours : 15h20
Mercredi, Samedi, Lundi : 19h00
Jeudi, Vendredi, Dimanche, Mardi : 18h20

TROIS CONTES DE BORGES de Maxime MARTINOT - (VOSTF)
Tous les jours : 17h00
Mercredi, Vendredi, Dimanche, Mardi : 21h55

JERICO, LE VOL INFINI DES JOURS de Catalina MESA - (VOSTF)
Tous les jours : 18h30
Jeudi, Samedi, Lundi : 21h55


FILLES DU FEU de Stéphane BRETON - (VOSTF)
Samedi : 13h50