ESPACE SAINT-MICHEL

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Cinéma Espace Saint-Michel
  
PROGRAMME DE LA SEMAINE
Les films commencent 10 minutes après l'heure indiquée (sauf exceptions précisées)
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L’ORAGE AFRICAIN, un continent sous influence de Sylvestre AMOUSSOU

SORTIE NATIONALE : 1er Novembre 2017

1h19 – Bénin – 2017

SYNOPSIS

Le Président de la République d’un pays africain imaginaire, qui souffre de voir les richesses naturelles de son pays uniquement exploitées par des entreprises occidentales, décide de nationaliser tous les moyens de productions installés sur son territoire par des étrangers : puits de pétrole, mines d’or, de diamants, etc. Évidemment, les Occidentaux apprécient peu : " C’est nous qui avons foré ces puits, nous qui avons creusé ces mines " ! Les Africains répondent : " Exact, mais c’est notre sous-sol " ! Un combat féroce s’engage alors, où tous les coups sont permis. Surtout ceux qui sont interdits. Qui va gagner ? Cette histoire, bien sûr, est une fiction. Pour l’instant. Mais allez savoir…

BIOGRAPHIES

SYLVESTRE AMOUSSOU REALISATEUR ACTEUR

Sylvestre Amoussou vit en France depuis 30 ans. Après des études d’administration économique et sociale il se dirige vers la comédie. Après plusieurs rôles au théâtre et au cinéma, il décide de se placer derrière la caméra pour pouvoir exprimer ses idées.

SANDRINE BULTEAU ACTRICE

Sandrine BULTEAU après des études de droit intègre le célèbre cours Florent à PARIS. Sa carrière commence au théâtre. Sur les planches, elle connaitra des succès notamment avec BLAK and WHITE où elle jouera pour la première fois avec Sylvestre AMOUSSOU.

ERIQ EBOUANEY ACTEUR

D'origine camerounaise, Ériq Ebouaney commence par étudier le commerce international, puis se tourne vers le théâtre pour épater ses amies. Cela lui permet de trouver son premier petit rôle dans Chacun cherche son chat de Cédric Klapisch.

INTERVIEW DE SYLVESTRE AMOUSSOU

B24: A vous écouter, " L’Orage Africain, un continent sous influence " traite des relations entre une Afrique sous l’hégémonie d’un occident impérialiste. Quel est l’objectif visé en touchant un sujet aussi politique que sensible ?

Ce film propose une lecture moderne du néocolonialisme et de l’impérialisme ainsi que des nouvelles forces en présence qui permettent une nouvelle distribution des cartes, une autre possibilité de gouverner. A travers " L’Orage Africain, un continent sous influence " je dépeins tous les efforts que les politiques occidentaux déploient pour garder l’Afrique dans leur giron, pour la contrôler même si les enfants d’Afrique doivent mourir.

Le film aborde les problématiques majeures de gouvernance à travers la dépossession de notre monnaie avec le FCFA, notre manque d’industrialisation et de transformation des matières premières qui créeraient de nouveaux emplois et qui ajouteraient de la plus-value directement destinée à la caisse de nos états. La protection de nos entreprises ainsi que de nos terres. La protection de nos paysans en gardant nos droits de douanes notamment vis-à-vis des continents extérieurs

A travers ce film je veux amener les peuples africains et occidentaux à comprendre le système de destruction depuis des années du continent africain qui se décide dans les coulisses du pouvoir entre politiques africains et colonisateurs à l’insu des citoyens et par conséquent de la dépossession du pouvoir de décision et de réflexion des peuples. Dépossession qui a également lieu par l’intermédiaire du jeu de la désinformation des médias.

B24 : Parlez nous des conditions de tournage de ce long-métrage.

Comme je vous l’ai expliqué je ne savais pas qu’en voulant filmer une autre image de l’Afrique j’allais déclencher une bataille féroce. Et je pèse mes mots.
Pour mon premier film j’avais réussi à obtenir quelques fonds du système habituel du financement des films africains (ce système ne connaissait pas encore mon cinéma engagé). Pour " L’Orage Africain, un continent sous influence ", l’ensemble de ces institutions décidèrent de me " couper les vivres " en espérant ainsi que je cesserai mon cinéma. C’était mal me connaitre. Je me suis donc encore battu plus intensément. J’ai réussi à collecter des fonds auprès de panafricanistes convaincus et amoureux de mon cinéma. Désireux de voir ce cinéma-là sur les écrans. Un cinéma qui redonne fierté et espoir au peuple africain. Et qui explique aux Européens le système dévastateur de leurs politiques. J’ai également eu la chance de travailler avec des gens incroyables qui m’ont soutenu et m’ont offert tout leur talent. Il est largement temps que les africains financent eux-mêmes leurs images. Je me plais à dire " celui qui paie l’addition est celui qui décide du menu ".

B24 : Quel est votre regard que l’état actuel du cinéma africain ?

C’est un désert total. Je ne parle pas pour ces réalisateurs qui se battent jusqu’à la mort parfois. Mais pour nos politiques qui ne comprennent absolument pas l’importance de posséder et transmettre son image. L’importance de protéger sa culture et par conséquent son cinéma. Quand je vois que les politiques laissent certains " destructeurs " de l’Afrique installer allégrement leurs salles de cinéma sans aucun cadre, aucune contrepartie, aucune protection de notre cinéma… Jusqu’ici aucun système mis en place par nos gouvernements ne nous aidait dans le financement de nos films. Mais pire, bientôt, même si nous réussissons l’exploit de tourner un film nous ne pourrons même plus le distribuer dans nos salles. Et là encore notre image sera détenue par l’étranger. L’Afrique doit posséder le triptyque Production - distribution- Exploitation. Sans oublier bien évidement les entreprises techniques ainsi que la formation des techniciens et comédiens. Mais il faut également mettre en place un système de contrôle notamment pour la remontée des recettes, des droits d’auteur, du piratage. Quel que soit les pays, là où le système existe, le contrôle existe et par conséquent génère de l’argent et permet au cinéma d’exister.

B24: Du haut de vos nombreuses années d’expérience en tant que réalisateur, quelles sont selon vous les qualités d’un excellent réalisateur ?

L’opiniâtreté - Etre un bon chef d’orchestre - Etre sincère et généreux - Aimer ses comédiens

 

DISTRIBUTEUR : TCHOKO-TCHOKO PRODUCTIONS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 


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LES DEUX SALLES SONT ÉQUIPÉES EN NUMERIQUE 4K

Programmation du cinéma du 20 au 26 Septembre 2017

SALLE 1

LA MORT SE MERITE de Nicolas DROLC - (VOF)
Tous les jours : 13h35 (sauf dimanche), 17h20, 20h30, 22h10
Dimanche : 13h00

Mercredi 20 Septembre : Première à 20h30 suivie d’une rencontre avec Serge Livrozet, protagoniste du film et du réalisateur Nicolas Drolc.

Vendredi 22 Septembre : Séance de 20h30 suivie d’un débat.

LAURENT ET SAFI de Anton VASSIL - (VOF)
Tous les jours : 15h15, 20h05

REMBRANDT FECIT 1669 de Jos STELLING - (VOSTF)
Dimanche : 13h10

SALLE 2

HOME de Fien TROCH - (VOSTF)
Tous les jours : 14h40, 18h10

DANS LES PAS DE TRISHA BROWN de Marie-Hélène REBOIS - (VOSTF)
Tous les jours : 13h10 (sauf dimanche), 16h40, 19h00

Jeudi 21 et Mardi 26 Septembre : Séance de 19h00 suivie d’un débat en présence de Marie-hélène Rebois, réalisatrice du film.

KOBLIC de Sebastian BORENSZTEIN - (VOSTF)
Tous les jours : 22h10