ESPACE SAINT-MICHEL

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Cinéma Espace Saint-Michel
  
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UN JOUR NOUVEAU de Seyyed REZA MIR-KARIMI

SORTIE NATIONALE : 7 Juin 2017

1h28 – Iran – 2015

SYNOPSIS

A la fin d'une journée de travail, Younes, un vieux chauffeur de taxi aide une jeune femme enceinte et l'emmène à l'hôpital. Mais il ne se doute pas de ce qui l'attend sur place.

NOTE D’INTENTION

" J’avais envie de faire un film sur des gens qui décident de s’entraider sans pour autant se connaître. A la fin, leur secret respectif restera scellé à jamais. Le spectateur n’en saura pas davantage non plus. Cette dimension minimaliste est bâtie surtout sur l’effacement de la parole. Je pense que la parole est souvent source de " malentendus ". Saint-Exupéry avait peur de la guerre. Moi, c’est la crise morale que traverse ma société qui m’inquiète. Si le pilote de Vol de Nuit devenait un chauffeur de taxi dans la mégapole de Téhéran, aurait-il la force de garder le silence face aux problèmes de la société iranienne. "

Reza Mirkarimi

BIOGRAPHIE REZA MIRKARIMI

Reza Mirkarimi est né le 27 janvier 1967 à Téhéran. Après avoir obtenu son diplôme universitaire, il commence à travailler dans le cinéma en 1987. En 1999, il réalise sont premier long métrage, L’Enfant et le soldat, qui fait le tour des festivals mondiaux et gagne la Montgolfière d’argent au Festival des 3 Continents de Nantes. La majorité traite de sujets de société. Un jour nouveau est son septième film.

ENTRETIEN REZA MIRKARIMI

Quelle est la genèse de ce film ?

L’idée du film a émergé dans ma voiture à Téhéran. Lorsque je conduis, j’observe les visages des gens dans la rue et je vois à quel point ils sont habités par un combat intérieur, ils sont envahis par certains dilemmes de notre quotidien. Et je construis mes histoires à partir de ces visages.

Comment avez-vous travaillé sur le personnage de Younes, le chauffeur de taxi ?

J’ai voulu construire avec Younes un personnage atypique, qui n’est pas touché par le jugement que les autres portent sur lui, qui est prêt à ne rien demander en échange de l’aide qu’il peut apporter et qui ne pose pas de questions.

Et celui de Sedigheh, la femme enceinte ?

La situation de cette femme entretenait des similitudes avec celle d’une de mes connaissances. Je voulais aussi construire un personnage qui soit l’exact opposé de Younes, pour qui le jugement d’autrui est une obsession.

Souhaitiez-vous aborder avec ce film la question de la violence masculine envers les femmes dans la société iranienne ?

Je voulais avant tout mettre en avant une situation donnée, à savoir celle d’une femme enceinte qui a besoin d’aide. Je ne fais que des allusions aux violences qu’elle a subies même si sa détresse et sa peur sont palpables. Ce qui compte avant tout pour elle, c’est la santé de son bébé.

La responsable de l’hôpital est confrontée à un dilemme cornélien…

En effet, elle doit envisager le problème sous deux angles : celui de la loi qui est très stricte et borne les droits et les devoirs des citoyens en Iran, et celui de sa conscience personnelle qui lui dicte d’aller au-delà de ce type de contingences, d’aider autrui. Développer ce conflit m’intéressait tout particulièrement.

Votre personnage principal, Younes, défie la loi, d’une certaine manière. Avez-vous eu des difficultés à monter le film du fait de ce choix très fort ?

Lors de la production du film, nous n’avons rencontré aucune difficulté. Mais une fois " Un jour nouveau "terminé, certaines personnes ont en effet réagi sur ce point précis et ont également exprimé leur profond désaccord sur l’idée défendue par le film, à savoir qu’on doit d’abord tenir compte de chaque situation personnelle et ne peut pas la juger à l’aune d’un prisme strictement juridique.

" Un jour nouveau " cherche-t-il à mettre en avant les ambiguïtés avec lesquelles nous devons tous vivre ?

Exactement. Selon le philosophe français Emmanuel Levinas, nous pouvons discuter si nous pouvons accepter nos différences. Mais cela devient impossible si l’on veut qu’autrui nous ressemble. Respecter ces différences, c’est également respecter le jardin secret de l’Autre. Ce qui devient alors important ce n’est pas qui vous êtes, mais ce que vous êtes, à savoir un être humain.

Pensez-vous avoir fait un film politique avec " Un jour nouveau " ?

Toutes les questions qui ont trait à des problèmes de société sont politiques. Que ce soit en Iran mais aussi dans le reste du monde. " Un jour nouveau " tente d’apporter des réponses sociales à des décisions politiques qui sont inadéquates. Ces décisions sont prises parce qu’on ne veut pas, le plus souvent, les résoudre nous-mêmes, parce que nous préférons rejeter la responsabilité sur les autres.

Pensez-vous que le cinéma peut changer la société ?

Un film ne peut rien s’il agit seul. En revanche, toutes nos actions, y compris les plus infimes, contribuent à changer la société. Mêmes les plus farouches opposant à " un jour nouveau " ont été obligés de réfléchir au comportement de Younes. Et c’est ainsi que l’atmosphère qui entoure certaines questions peut être moins pesante.

Que signifie, " Emrouz ", le titre original du film ?

Pour moi, un titre ne doit pas s’arrêter à sa seule traduction ou interprétation littérale. Il doit également englober la thématique du film. Dans le cas de " Emrouz ", il signifie : " Ne tient pas compte du passé, fais ce que tu peux faire aujourd’hui et peu importe ce qui arrivera demain. "

FILMOGRAPHIE

2016: Dokhtar (Daughter)

2014: Un jour nouveau (Emrouz)

2011: Ye habe ghand (A Cube of Sugar)

2007: Be hamin sadeg (As Simple as That)

2005: Kheili dour, kheili nazdik (So Close So Far)

2002: Inja cheraghi roshan ast (Here, a Shining Light)

2001: Zir-e noor-e maah (Under the Moonlight)

1999: L’Enfant et le soldat (Koudak va sarbaz)

 

DISTRIBUTEUR : ZOOTROPE FILMS

 

 

 

 

 

 

 

 



 


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LES DEUX SALLES SONT EQUIPEES EN NUMERIQUE 4K 

Programmation du cinéma du 24 au 30 Mai 2017

SALLE 1

PAUL SHARITS, FOU OU GENIE de François MIRON - (VOSTF)
Tous les jours : 14h10, 20h30

Mercredi 24 et Samedi 27 Mai : Séance de 20h30 suivie d’un débat avec Enrico Camporesi, attaché de conservation au Centre Pompidou et titulaire d’un doctorat sur la méthodologie de la restauration du film d’artiste.

Lundi 29 Mai : Séance de 20h30 suivie d’un débat en présence de Pip Chodorov, réalisateur et éditeur de films.

LES PIEDS SUR TERRE de Batiste COMBRET et Bertrand HAGENMULLER - (VOF)
Tous les jours : 15h45, 18h35

LA VENGERESSE de Bill PLYMPTON et Jim LUJAN - (VOSTF)
Vendredi, Lundi : 17h20

MAÏ MORIRE d’Enrique RIVERO - (VOSTF)
Jeudi, Samedi : 17h15

PAS COMME DES LOUPS de Vincent POUPLARD - (VOF)
Tous les jours : 13h00

SALLE 2

14 ANS, PREMIER AMOUR d’Andreï ZAYTSEV - (VOSTF)
Tous les jours : 13h05, 16h40, 20h05

MISTER UNIVERSO de Tizza COVI et Rainer FRIMMEL - (VOSTF)
Mercredi, Vendredi, Samedi, Lundi : 18h50
Jeudi, Vendredi, Dimanche, Mardi : 15h00

UN PAESE DI CALABRIA de Shu AIELLO et Catherine CATELLA - (VOSTF)
Mercredi : 15h00
Jeudi, Dimanche, Mardi : 18h50

LA SOCIALE de Gilles PERRET - (VOF)
Mercredi, Dimanche, Mardi: 17h15
Samedi, Lundi : 15h05