ESPACE SAINT-MICHEL

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Cinéma Espace Saint-Michel
  
PROGRAMME DE LA SEMAINE
Les films commencent 10 minutes après l'heure indiquée (sauf exceptions précisées)
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KABULLYWOOD de Louis Meunier

SORTIE NATIONALE : 6 Février 2019

1h24 – France, Afghanistan – 2017


SYNOPSIS

A Kaboul en Afghanistan, quatre étudiants assoiffés de vie décident d’accomplir un projet audacieux : rénover un cinéma abandonné, qui a miraculeusement survécu à 30 ans de guerre. Comme un acte de résistance contre le fondamentalisme des talibans, ils vont aller au bout de leur rêve pour la liberté, la culture, le cinéma…

NOTE D’INTENTION

J’ai posé le pied en Afghanistan pour la première fois en mars 2002. Un contrat d’humanitaire en poche, je venais participer à l’effort de reconstruction après la chute du régime taliban. A cette époque, les Afghans étaient optimistes ; c’était l’espoir du retour à la paix après 25 années d’invasion, de guerre civile et d’oppression. Une liberté d’expression nouvelle prenait forme et se manifestait par l’apparition d’une scène culturelle jeune et dynamique composée de réalisateurs, de comédiens, de musiciens, de peintres... Ces artistes devenaient l’exutoire d’une société emprise trop longtemps dans des normes conservatrices. Inspirés par le cinéma et la musique indienne, la culture iranienne, les arts de la rue et le hip-hop occidental, ils créaient une identité afghane originale, à mi-chemin entre l’Orient et l’Occident…

Cette période est malheureusement révolue. Aujourd’hui, les troupes occidentales ont presque toutes quitté l’Afghanistan, qui menace de sombrer à nouveau dans l’obscurantisme. Les espoirs sont retombés. Le gouvernement fait des compromis avec les franges radicales du pouvoir et en vient à considérer les Talibans comme des alliés modérés face à Daech - dont l’influence s’étend à travers tout le pays. La plupart des artistes ont fui ; ceux qui restent craignent sérieusement pour leurs vies.

Parti au départ pour six mois, je suis resté dix ans en Afghanistan. Comme les Afghans autour de moi, j’ai été optimiste puis j’ai assisté, tristement, à la détérioration progressive de la situation. Avec "Kabullywood", j’ai voulu témoigner de cette parenthèse pleine d’espoirs et porter un message : quand la religion est utilisée comme prétexte pour s’attaquer à la liberté d’expression et faire table rase du passé, c’est toute la société qui est en danger. J’ai voulu aussi montrer un visage méconnu de l’Afghanistan, loin de la trilogie simpliste taliban / opium / burqa, en rendant hommage à la richesse de l’héritage culturel du pays : la musique, la peinture, la poésie et surtout le cinéma, à travers une intrigue pleine d’action et d’énergie, qui s’inspire de l’essence de Kabullywood - le cinéma populaire afghan des années 1970 / 1980.

Le décor principal du film est une salle de cinéma à l’abandon qui était autrefois la plus grande et la plus belle de Kaboul - une version afghane du Cinema Paradiso, avec ses projecteurs au charbon, ses fauteuils en velours, son grand balcon, son rideau doré…

Nous l’avons rénovée au cours du tournage dans l’espoir d’en faire, à nouveau, un lieu culturel. Tragiquement, la fiction a rejoint la réalité car les péripéties imaginées dans le film se sont réalisées sur le plateau du tournage : nous avons été menacés par des hommes en armes, notre maison a été criblée de balles, nous avons failli mourir dans un incendie et une partie de l’équipe a été blessée dans un attentat. Pour toutes ces raisons, les portes du cinéma son malheureusement restées fermées à l’issue de la production. Mon seul soulagement est d’avoir pu mener à son terme la réalisation et la production de Kabullywood. À une époque où la culture et la liberté d’expression sont mises à mal - à Kaboul et ailleurs - ce film revêt pour moi une valeur symbolique particulière.

DEVANT LA CAMERA

Roya Heydari/Shab

Roya est née en Iran en février 1990. Elle a plus de 7 ans d’expérience dans les domaines du théâtre, de la réalisation cinématographique, de la photographie et du marketing. En mars 2014, elle réalise un courtmétrage intitulé "Season's Revers". En janvier 2015, elle réalise un documentaire sur les animaux sauvages à Kaboul. Elle est également assistante réalisateur de trois autres films "Arasto, Lina" et "Entre Parenthèses". Elle travaille à TOLO TV en tant que directrice artistique pendant un an et dans diverses organisations en tant que photographe, réalisatrice, écrivain et pigiste. Elle est actuellement responsable de la production au Centre gouvermental d'information et des médias.

Omid Rawendah/Sikandar

Omid est né à Kaboul en 1987, au moment de l’occupation soviétique. Sa jeunesse s’est déroulée pendant la guerre civile et le règne des talibans. En 2005, il est entré à la faculté des Beaux-Arts de Kaboul pour étudier le théâtre et le cinéma. La même année, il est repéré par Ariane Mnouchkine, qui effectue un voyage en Afghanistan, puis est invité à la suivre en France pour créer le Théâtre Aftaab - " Aftaab " signifie " Soleil " en persan. Depuis, il réside en France et travaille en tant que comédien pour de nombreuses pièces de théâtre. En 2016, il intègre officiellement la troupe du Théâtre du Soleil.

Ghulam Reza Rajabi/Mustafa

Ghulam est né en février 1982 à Ghor en Afghanistan. Il est acteur au sein du Théâtre Aftaab depuis sa création en 2005. Il joue, en 2010 à Kaboul, dans "L’Avare" de Molière à la Fondation pour la culture et la société civile, sous la direction d'Ariane Mnouchkine et Hélène Cinque. Avec cette dernière, il enchaîne avec la pièce "Ce Jour-Là". En 2013, on le retrouve dans une nouvelle création collective "La Ronde de Nuit" au Théâtre du Soleil qui est jouée dans de nombreux pays pendant plusieurs années.

Depuis 2016, il est membre du Théâtre du Soleil et joue dans la pièce "Une Chambre en Inde", création collective mise en scène par Ariane Mnouchkine.

Mohammed Shaghasy/Qais

Mohammed est un musicien et acteur afghan. Après avoir grandi dans ce pays déchiré par la guerre, il trouve finalement sa voie dans le heavy metal. Il fonde alors District Unknown, le premier et seul groupe de ce style musical en Afghanistan. Rapidement, le groupe attire l’attention des médias du monde entier. On le retrouve en vedette dans Rolling Stone Magazine, dans l'émission de MTV Rebel Music et aux Global Metals Awards.

Après s'être séparé du groupe en 2013, il explore sa 2ème passion : la comédie. Après avoir joué dans Kabullywood", il part vivre à Los Angeles pour poursuivre sa carrière d'acteur. Il participe à des films étudiants et prend des cours de théâtre dans l'espoir de décrocher des rôles plus importants et réaliser ses rêves.

Naser Nahimi/Naser

Installé au cinéma Aryub depuis l’âge de douze ans, Naser a appris le métier de projectionniste d’un vieil homme qu’il a vite remplacé. Depuis, il n’a plus jamais quitté les lieux. Pendant dix ans, il a projeté les films qui ont fait l’âge d’or de Kabullywood. Puis, les Russes ont envahi le pays et le cinéma a été victime de la censure. Ensuite, la guerre civile s’est installée et l’endroit est tombé en désuétude. Quand les talibans ont pris le pouvoir, Naser a caché les projecteurs et les bobines en les enterrant, et il a accueilli une centaine de familles de réfugiés afin que le bâtiment soit épargné par les nouveaux maîtres de la ville.

La vie de cet homme ressemble àl’Afghanistan, ravagé par 30 ans de conflits mais toujours debout. Pousser les portes de ce lieu mythique, c’est remonter dans le temps pour revivre l’époque heureuse où la culture était au centre du quotidien... Les projections sont arrêtées et Naser continue à veiller sur le cinéma comme son bien le plus précieux. Dans "Kabullywood", il joue son propre rôle. Il est aussi le personnage principal du documentaire "Kabul Cinema" de Louis Meunier, qui a remporté le Grand Prix au Festival International du Film Aventure et Découverte de Val d'Isère et le Prix Spécial du Jury aux Écrans de l'Aventure de Dijon

DISTRIBUTEUR : DESTINY DISTRIBUTION



 


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LES DEUX SALLES SONT ÉQUIPÉES EN NUMERIQUE 4K

Programmation du cinéma du 20 au 26 Mars 2019

SALLE 1

RÉSISTANTES de Fatima SISSANI - (VOF)
Tous les jours: 12h55, 15h55, 17h20, 20h20, 21h45 (sauf samedi)

Mercredi 20 Mars : Première à 20h20 en présence de la réalisatrice et de la psychanalyste Alice Cherki, suivie d’un débat.

Vendredi 22 Mars : Séance de 20h20 suivie d’un débat en présence de Youcef Brakni, militant des Quartiers populaires et membre du collectif Adama.

Lundi 25 Mars : Séance de 20h20 suivie d’un débat en présence de Françoise Vergès, politologue et militante féministe.


LUNE DE MIEL de Ioana URICARU - (VOSTF)
Tous les jours: 14h20, 18h45, 21h35 (sauf vendredi et lundi)

THE RAFT de Marcus LINDEEN - (VOSTF)
Samedi : 21h45

SALLE 2


FUKUSHIMA, LE COUVERCLE DU SOLEIL de Futoshi SATO - (VOSTF)
Tous les jours: 15h00, 20h00

Vendredi 22 Mars : Séance de 20h00 suivie d’un débat avec Kolin Kobayashi, journaliste indépendant, président de l’Association Echo Echanges, membre du comité d’organisation du Forum social mondial antinucléaire, il est le représentant du film en France. Thème : " Le poids du lobby nucléaire. "

Lundi 25 Mars : séance de 20h00 suivie d’un débat avec Yuki Takahata, journaliste, auteur et traductrice, également militante au sein du réseau "Sortir du nucléaire ". Thème " Fukushima, 8 ans après ; l’impact sur la population locale. "

NOUR de Khalil DREYFUS ZAAROUR - (VOSTF)
Mercredi, Samedi, Dimanche: 16h40
Jeudi, Lundi : 13h20

CASTING de Nicolas WACKERBARTH - (VOSTF)
Mercredi, Samedi : 13h20

KABULLYWOOD de Louis MEUNIER - (VOSTF)
Vendredi, Mardi : 16h45

FAHAVALO, MADAGASCAR 1947 de Marie-Clémence ANDRIAMONTA-PAES - (VOSTF)
Tous les jours : 18h20

AMAL de Mohamed SIAM - (VOSTF)
Jeudi, Lundi : 16h45
Vendredi, Mardi : 13h30

UN BERGER ET DEUX PERCHÉS À L’ELYSÉE ? de Philippe LESPINASSE et Pierre CARLES - (VOF)
Dimanche : 13h10