ESPACE SAINT-MICHEL

7, place Saint-Michel / 75005 Paris
métro Saint-Michel
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Cinéma Espace Saint-Michel
  
PROGRAMME DE LA SEMAINE
Les films commencent 10 minutes après l'heure indiquée (sauf exceptions précisées)
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LA GRAND-MESSE de Méryl FORTUNAT-ROSSI et Valéry ROSIER

SORTIE NATIONALE : 3 Juillet 2019

1h10– France, Belgique – 2018


SYNOPSIS

Des Ardennes au col d’Izoard, le long des départementales et sur les sentiers escarpés, une nuée de camping-cars s’élance pour célébrer le Tour de France. Le soleil réchauffe, les transats sont sortis, les copains arrivent : c’est l’été, la Grand-Messe commence.

Un regard drôle, attendrissant et poignant sur ces passionnés de la plus grande course cycliste du monde.

BIOGRAPHIE ET FILMOGRAPHIE DE VALERY ROSIER

Après une licence d’ingénieur de gestion à l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve en Belgique, Valéry Rosier décide de se lancer dans la réalisation. Il se forme à l’I.A.D. (Ecole Supérieure des Arts) en Belgique.

En 2008, il réalise le court, "Bonne Nuit", qui sera primé des dizaines de festivals et nommé aux European Film Awards en 2009. Il travaille comme assistant sur de nombreux longs métrages et participe à des projets d’arts vidéo avec l’artiste belge Pierre de Mûelenaere. En 2011, il produit et réalise un nouveau court, "Dimanches", qui remporte de très nombreux prix dont le Prix Découverte Kodak à la 50ème Semaine de la Critique à Cannes. En 2013, il termine son premier documentaire, "Silence Radio", qui a reçu de nombreux prix dont le Fipa d’Or 2013 à Biarritz et le prix Mitrani 2013. Il réalise ensuite Babel Express, une série documentaire de 8 x 26minutes en 2014, produit avec Arte.

En 2015, il termine son premier long-métrage, "Parasol", sélectionné et primé dans de nombreux festivals.

2007 : E411 (Court-métrage 6’ coréalisé avec Meryl Fortunat-Rossi)
2008 : Bonne nuit (court-métrage)
2011 : Dimanches (court-métrage) Prix Découverte Kodak Semaine de la Critique Cannes
2013 : Silence radio (documentaire 52’) FIPA D’or Biarritz
2014 : Babel express (série documentaire 8x26’)
2015 : Parasol (long métrage 77’)


BIOGRAPHIE ET FILMOGRAPHIE DE MERYL FORTUNAT-ROSSI

Méryl Fortunat-Rossi découvre la photographie au lycée à Nîmes avant de s’orienter vers l’audiovisuel. De 2001 à 2005, il étudie la réalisation en Belgique à l’IAD. Après de nombreuses piges pour le petit écran (RTBF), il se consacre au cinéma.

Auteur de plusieurs courts métrages documentaires, il signe notamment Aparicion sélectionné aux festivals d’Aix-en-Provence, Amiens, Split, Jihalava, Badalona... Prix du Public au festival de Lago (Italie), le film est également pré-nommé aux Magritte du cinéma.

Côté fiction, il explore en compagnie de Xavier Seron, un cinéma d'humour noir et décomplexé. Ensemble, ils co-réalisent notamment : Mauvaise-Lune un faux documentaire éthylique, L'ours noir, une potacherie forestière couronné du Magritte du meilleur court métrage 2016 ou encore Le Plombier, une comédie romantique érotico- acoustique Magritte du meilleur court-métrage 2017.

Son premier long métrage La grand-messe (coréalisé avec Valéry Rosier) débute sa carrière en recevant le Prix du Public au Brussels Film Festival.

Enfin, depuis 2013, il s’occupe du Festival du cinéma belge en Garrigue.

2017 : Longueur fréquence intensité émotion (Court-métrage 3’ coréalisé avec Xavier Seron)
2016 : Le Plombier (Court-métrage 15’ coréalisé avec Xavier Seron) Magritte du meilleur court-métrage
2017
2015 : L’Ours Noir ( Court-métrage 15’ coréalisé avec Xavier Seron) Magritte du meilleur court-métrage
2016
2013 : 3 Vueltas (Documentaire 37’)
2012 : Aparicion (Documentaire 12’)
2011 : (Très) Mauvaise Lune (Court-métrage 33’ co-réalisé avec Xavier Seron)
2010 : Mauvaise Lune (Court-métrage 28’ coréalisé avec Xavier Seron)
2009 : Esperando (Documentaire 26’)
2007 : E411 (Court Métrage 6’ coréalisé avec Valery Rosier)
2005 : Marcel (Documentaire 13’)

 

INTERVIEW DES REALISATEURS

Ca n'est pas un film sur le Tour de France, mais sur les passionnés du Tour. Qu'est ce qui vous a amenés à vous intéresser à ces communautés éphémères qui attendent des semaines le passage de "l'évènement" ?

Valéry Rosier : Méryl et moi partageons un sentiment identique par rapport au Tour de France. Le Tour, c’est la course bien sûr, ce sont des paysages extraordinaires, mais c’est aussi ce public si nombreux qui le suit le long des routes. Nous avons un peu fait ce film pour dire que "Le Tour, c'est aussi ceux qui l'aiment".

Méryl Fortunat-Rossi : Notre film est plus un portrait de la France et des Français, du moins d'une génération, qu'un film sur le cyclisme et la course. Ceci étant dit, les spectateurs et la paysages sont peut-être les premiers acteurs de la course. En préparant le film, on se dit que c'était génial qu'on puisse encore poser son camping-car que les routes du Tour, juste comme ça, en toute simplicité. Cela nous semblait fascinant d’essayer de comprendre comment cette vie éphémère fonctionnait. On aime les décalages, c'est pourquoi ce film est pour ainsi dire un road-movie immobile. Toujours dans cette idée de décalage, nous aimons poser notre regard là où personne ne prend généralement le temps de regarder… ici sur les spectateurs du Tour de France.

Etes-vous l'un et l'autre des aficionados du cyclisme ?

V.R : Mon premier lien avec le Tour de France, je l’ai eu grâce à Eddy Merckx. Enfant, je passais à vélo avec mon père devant l’épicerie que ses parents tenaient à Bruxelles, sur une petite place près de chez nous. De retour dans ma chambre je passais des heures à compter ses victoires dans le Guinness Book des Records. Je n’en revenais pas qu’un Belge puisse être un aussi grand champion. J'étais tellement fier.

Pendant très longtemps je ne comprenais pas l’engouement et la passion que des gens pouvaient avoir pour le cyclisme. Comment pouvait-on passer autant de temps à regarder des vélos rouler en file indienne ? Et puis un jour on m'a expliqué un stratégie de course et puis une autre, et tout doucement j’ai commencé à comprendre, et par conséquent à aimer regarder le Tour. Je me dis souvent que les télés devraient organiser des petits cours de course pour débutants pour intéresser de nouveaux publics.

M.F-R : Nous aimons beaucoup regarder le Tour et faire des siestes devant la télé. Pour ne rien vous cacher, l'envie de faire ce film est aussi une réponse à nos amis qui pour la plupart ne s'intéressent pas ou ne comprennent pas comment nous pouvons regarder des heures une course de vélo… Il n’y a rien de plus communicatif que de voir et entendre des passionnés. Les personnages que nous avons filmés sont des passionnés : c'est le meilleur moyen pour susciter la curiosité des plus hermétiques au Tour.

Pourquoi avoir choisi de vous consacrer aux bords de route du Col de l'Izoard tout particulièrement ?

V.R & M.F-R : Il y a plusieurs raisons à cela. Premièrement, il s’agit d’un col mythique du cyclisme : il est très cinématographique avec la partie lunaire de "la Casse déserte" qui se situe à quelques virages du sommet. Deuxièmement, l’année du tournage, c’était la première fois que l’arrivée d'une étape était juchée au sommet du col d'Izoard. Enfin, il s'agissait de la dernière étape de montagne cette année-là : le Tour se jouerait dans ces virages et nous pensions que le suspense et la frénésie des spectateurs seraient intenses.

Comment avez vous rencontré et choisi vos personnages ? Ont-ils accepté facilement d'être filmés, y compris dans l'intimité et les contraintes d'espace de leurs camping-cars ?

V.R & M.F-R : Quand nous sommes arrivés au Col d’Izoard deux semaines avant l’étape, nous avons remonté toute la côte à pied pour rencontrer ces nouveaux habitants du bord de route. On toquait à la porte de chaque caravane pour leur expliquer notre projet.

Et au fur et à mesure, nous avons affiné le casting. On revenait les voir quand le courant passait bien mais surtout quand on sentait qu’on avait affaire à de belles personnes. L’avantage quand on fait un film sur les spectateurs du Tour, c'est que souvent une de leurs motivations est justement de passer à la TV. Le premier contact a été plutôt facile.

Et plus les jours passaient, plus nous devenions intimes : nous étions une très petite équipe et nous étions souvent seul ou à deux pour filmer dans les caravanes. Finalement le plus dur pendant ce tournage c'était de refuser tous ces apéros qui nous tendaient les bras... "Malheureusement", nous avions un film à faire.

Avec cette petite équipe (2 réalisateurs-cadreurs, 1 ingénieur du son, 1 régisseur-conducteur de drone et… 1 camping-car), nous avions besoin de vivre cette expérience au plus proche des conditions de séjour de nos protagonistes. Même si nous ne pouvions y dormir tous les soirs, le camping-car nous permettait d’y manger, de recharger nos batteries, de faire des siestes, d’avoir des voisins et de rencontrer du monde.

Pourriez-vous nous dire comment une collaboration s'est construite dans la pratique, aux différentes étapes de la fabrication du film ?

V.R & M.F-R : Très vite, nous nous sommes répartis les choses : nous avions deux caméras et tournions chacun dans notre coin. Le midi nous faisions le point et le soir nous dérushions le plus possible pour préparer la suite du tournage. Pour le montage, c'était plus difficile de synchroniser nos agendas : Valéry était très présent tandis que Méryl, qui travaillait sur un autre projet, regardait le montage en soirée et apportait ainsi un peu de recul.

L'usage des plans aériens est tout à fait singulier, comment en avez vous eu l'idée ?

M.F-R : C’était une idée de Valéry. Son ami Antoine Veldekens qui assurait la régie sur le tournage, avait apporté son drone. Je n’étais vraiment pas enthousiaste à l’idée de faire des images de drone pour ce film : je n'imaginais pas des images en mouvement sur des situations immobiles, cela me paraissait gratuit.

V.R : Je comprenais totalement la crainte de Méryl. Nous ne voulions pas retrouver ces images de drone en mouvement tellement courantes en télévision. Nous avons dès lors choisi de faire des plans verticaux et immobiles, dans la continuité des plans horizontaux. Ces plans nous permettent de faire comprendre au spectateur l'environnement géographique des protagonistes du film et montrer ces lacets de montagne de manière quelque peu inattendue.

Vous contrastez également l'immobilisme des personnages avec la mouvance des éléments (ciel) mais aussi avec un jeu d'entrées dans le cadres des cyclistes, les appels de l'entourage et le hors-champ des actualités télévisuelles...Que souhaitiez-vous montrer par ce biais ?

V.R & M.F-R : Nous avons voulu installer le hors-champ un peu partout dans le film et sous différentes formes. Le hors-champ donne de la matière à l’imagination du spectateur et c’est peut-être une manière d’être au plus proche de nos héros qui, pendant 15 jours, sont hors du champ de la course mais aussi hors du champ de leur quotidien habituel. La plupart des camping-caristes suivent les étapes devant la télévision. Il y a un autre hors-champ celui que nous pourrions nommer "le quotidien". Ces personnes sont en vacances mais nous avions besoin que le spectateur puisse les imaginer dans leur quotidien afin de mieux sentir le contraste des vacances, ce besoin d'être en vacances. Enfin il y a une fierté d'être sur les routes du Tour et beaucoup préviennent leurs proches afin qu'ils puissent les voir à la télé... Ils attendent avec impatience ces quelques secondes où ils seront en plein champ.

Nous voulions montrer que ces passionnés avaient choisi de passer leurs vacances dans un décor magistral. A 2000m d'altitude "on se sent tout petit" et tous les déplacements y sont plus difficiles. C'est un joli défi que d'y rester une dizaine de jours. C'est pour cela que nous avons insisté sur la puissance et le côté mystique de la montagne.

Le film donne à voir des gens simples, des vacances populaires et, tout en restant bienveillant, il ose l'humour, non sans faire penser à certains documentaires de "Strip-Tease" : était-ce une référence pour vous ?

V.R & M.F-R : Nous pensons qu’il y a en chaque personne le potentiel pour devenir le héros d’un film. Le travail du réalisateur, c'est aussi de "révéler" ses protagonistes. Nous avons pour habitude de filmer les personnes que nous aimons, avec tendresse, et notre but est que le public les apprécie autant que nous les avons appréciés. Si on se rend compte au montage qu’un protagoniste pourrait ne pas être autant apprécié qu’il le mérite, on le retire.

L'émission "Strip-Tease" a vraiment marqué l'histoire de la télévision en Belgique et pas seulement ! On s'intéressait enfin à des gens qu'on avait pas l'habitude de voir et, surtout, ils osaient l’humour dans le réel. Nous avons tous les deux un respect immense pour cette émission. Elle a apporté une nouvelle manière de faire du documentaire et influencé la fiction. Pour ne parler que de cinéma belge, on peut légitimement se demander si nous aurions eu la chance de voir "C'est arrivé près de chez vous" ou les films des frères Dardenne sans "Strip-Tease". on se retrouve tous les deux beaucoup dans l'humour que dégagent les films de Tati : ne pas se moquer mais rire avec bienveillance de la société dans son ensemble et de nous-mêmes.

Vous avez choisi de rythmer le film avec des chapitres donnant à voir le temps qui passe : aviez-vous pensé à cette structure dès le tournage ou est-ce que cela s'est décidé au montage ?

V.R & M.F-R : Les deux années précédant le tournage, nous sommes allés en repérages au Tourmalet et au Ventoux. Nous y avons compris que le film allait devoir respecter le rythme naturel de la montagne : lent et calme au début, puis frénétique le jour de la course. Le film devait donc épouser cette attente et l'ambiance qui, journée après journée, s'intensifie. En revanche, l'idée du chapitrage est venue au montage. Le Boléro de Ravel va dans le même sens : cette musique qui ne cesse de s'accélérer participe au décompte des jours et nous fait la promesse d'un final époustouflant.

D'une façon générale que cherchiez vous à convoquer avec le choix des musiques, souvent classiques ou baroques ?

V.R & M.F-R : La musique nous permet de mettre en perspective le côté "sacré" du Tour, l'idée que l’homme a depuis toujours besoin de communier, d’être ensemble. Si les pèlerinages religieux sont moins présents de nos jours, les événements sportifs, et le Tour en particulier, peuvent être vus comme des pèlerinages des temps modernes. D'ailleurs le titre évocateur "La Grande-Messe" n'est pas de nous : il s'agit d'un surnom bien connu du Tour de France, "La grande messe du cyclisme".

On ressent à la fin du film cette mélancolie de colonie de vacances qui se termine, avez-vous partagé ce sentiment ?

M.F-R : On l'a ressenti très fort. On a retrouvé la même tristesse qu'à la fin du tournage avec tout une équipe : il y a la fête du dernier jour et après c'est fini. Le public du Tour se disait au revoir avant même le passage des coureurs car il savait très bien qu’après tout le monde allait partir.

V.R : Et nous aussi, nous sommes vite partis d’ailleurs ! Comme quand on ne veut pas faire trop d’au revoir... Or certains de nos personnages principaux restaient encore quelques jours.


DISTRIBUTEUR : DOCKS 66



 


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LES DEUX SALLES SONT EQUIPEES EN NUMERIQUE 4K

Programmation du cinéma du 19 au 25 Juin 2019

SALLE 1

ANNA, UN JOUR de Zsofia SZILAGYI - (VOSTF)
Tous les jours: 13h20, 15h05, 16h55, 20h20, 22h05

J’VEUX DU SOLEIL de Gilles PERRET et François RUFFIN - (VOF)
Tous les jours (sauf vendredi): 18h50

HER JOB de Nikos LABOT - (VOSTF)
Vendredi : 18h40

SALLE 2


PERMACULTURE, LA VOIE DE L’AUTONOMIE de Carinne COISMAN et Julien LENOIR - (VOF)
Tous les jours: 15h25, 16h45 (sauf mercredi, jeudi, lundi), 18h00, 20h35 (sauf vendredi, samedi, mardi)

Jeudi 20 Juin : Séance de 20h35 suivie d’un débat en présence de Bruno Parmentier, économiste, écrivain, ancien directeur d’école d’agriculteur d’Angers et conférencier : " Nourrir l’humanité ? "

Samedi 22 Juin : Séance de 18h00 suivie d’un débat en présence de Christophe Bichon, coordinateur des Estivales de permaculture et salarié de l’association le Sens de l’humus.

L’ENSEIGNANTE de Denis DERCOURT - (VOSTF)
Mercredi, Jeudi, Lundi : 16h40
Vendredi : 20h35

Vendredi 21 Juin : Séance de 20h35 suivie d’un débat en présence de Denis Dercourt, réalisateur du film.

PALMYRE de Monika BORGMANN et Lokman SLIM - (VOSTF)
Samedi, Mardi : 20h35

Samedi 22 Juin : Séance de 20h35 suivie d’un débat en présence de Anne Grange, co-productrice du film.

Mardi 25 Juin : Séance de 20h35 suivie d’un débat en présence du Dr Ghada Hatem-Gantzer, chirurgien spécialiste des femmes victimes de violence. Thème du débat : Intégrité/Désintégration physique et violences corporelles.

LE FILS de Alexander ABATUROV - (VOSTF)
Tous les jours: 19h15

THE REPORTS ON SARAH & SALEEM de Muayad ALAYAN - (VOSTF)
Tous les jours: 13h00

LES CHINOIS ET MOI de Renaud COHEN - (VOSTF)
Mercredi : 21h50

LA MISÉRICORDE DE LA JUNGLE de Joel KAREKEZI - (VOF)
Dimanche, Lundi : 21h50