ESPACE SAINT-MICHEL

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MARIANA de MARCELA SAID

SORTIE NATIONALE : 13 Décembre 2017

1h34 – Chili, France – 2017

SYNOPSIS

Mariana, une quadragénaire issue de la haute bourgeoisie chilienne, est enfermée dans le rôle que son père, puis son mari, ont toujours défini pour elle. Elle éprouve une étrange attirance pour Juan, son professeur d’équitation de 60 ans, ex-colonel suspecté d’exactions pendant la dictature. Mais cette liaison réprouvée ébranle les murs invisibles qui protègent sa famille du passé.

NOTE D’INTENTION DE LA REALISATRICE

LES ORIGINES : LE COLONEL

Alors que je réalisais mon premier long-métrage documentaire El Mocito, j’ai fait la connaissance de Juan Morales Salgado, ex-colonel de l’armée qui était, à ce moment-là, maître d’équitation dans un centre équestre proche de Santiago.

Juan Morales fut le chef du centre de répression Simon Bolivar, duquel des centaines de personnes avaient disparu. Je voulais l’interviewer à ce titre. Quand j’ai vu qu’il ne voulait pas parler du passé, j’ai orienté notre conversation vers la seule chose qui semblait nous lier lui et moi : l’amour des chevaux. Je lui ai demandé s’il accepterait de me donner des cours, pensant qu’il s’agissait de la seule façon de nouer une relation avec lui. Sous la réprobation de mon entourage, Juan Morales a été mon professeur pendant deux ans, jusqu’à sa condamnation en juillet 2011. Ces deux ans passés avec lui furent assez étranges, mais je peux témoigner de l’une des expériences les plus riches de ma vie. Il est en prison aujourd’hui et il y restera jusqu’à la fin de sa vie.

L’idée de Los Perros est née de cette rencontre.

UN PERSONNAGE DUEL : MARIANA

Lorsque j’ai abordé l’écriture du scénario, j’ai réalisé que ce n’était pas une histoire d’amour entre le Colonel et Mariana que j’écrivais, comme beaucoup de gens le pensaient, mais l’histoire d’une femme encerclée par quatre hommes féroces : le mari, le père, le colonel et le policier.

Une femme qui navigue en eaux troubles, comme elle le peut, affrontant le chaos pour trouver sa voie et ne faisant pas toujours les meilleurs choix.

Le monde de Mariana est complexe. Au travers de ses yeux, nous pénétrons dans la haute société chilienne, une société marquée par la violence et le déni de ses responsabilités concernant l’établissement de la dictature, sa perpétuation, et les crimes commis.

J’ai toujours aimé traiter les nuances, les gris. La ligne qui sépare le bien du mal est plus fine qu’on ne l’imagine. Cette ligne, c’est celle du Colonel bourreau et de Juan le sauveur, un seul et même personnage pour entremêler le crime et la rédemption, le désir et la répulsion, la douleur et l’extase. C’est celle de tous les personnages du film - le père castrateur et protecteur, le mari aimant et tortionnaire, le policier salvateur et manipulateur.

" Los Perros ", c’est l’histoire de cette femme amoureuse de sa souffrance, qui en même temps rêve et craint d’en sortir. De ce point de vue, la trajectoire de Mariana ne correspond en aucun cas à une épiphanie, mais à un constat plus réaliste sur la difficulté de rompre ses attaches.

Son choix de rester auprès du Colonel est condamné, car en se liant à cet infréquentable, c’est la responsabilité collective au-delà de la responsabilité individuelle qu’elle interroge. Elle remue la vase d’un passé qui entache jusque sa famille. Et elle n’a d’autre choix au final que de retourner à sa servitude volontaire.

LA BOURGEOISIE

Je connais très bien l’univers que je décris, il m’appartient tout comme je lui appartiens. C’est un milieu soudé, hermétique, qui marque les corps, les idées, l’attitude de qui y est parvenu ou en est héritier. Toute extraction en est définitive, punie d’un rejet tacite, social, familial et économique.

Les inégalités sociales qui enflamment les relations entre les différentes classes, loin de s’atténuer avec le retour de la démocratie il y a 25 ans, sont de plus en plus marquées. Si les militaires ont été traduits en justice pour leur rôle sous la dictature, les classes dirigeantes qui ont soutenu Pinochet et se sont enrichies sous sa tutelle, ont jusque-là toujours été blanchies.

Les premières investigations pour percer cet assentiment silencieux voient le jour (je me suis directement inspirée de l’une d’entre elles pour Los Perros. Un certain nombre d’acteurs des générations les plus jeunes, favorisées ou pas, osent remettre en cause le faux-semblant de paix sociale, ce qui instaure une tension au sein des milieux dirigeants, une menace permanente sur la perpétuation de leur pouvoir.

Le contexte du film est ainsi celui d’un pays gagné par une violence sourde, où les quarantenaires bien-nés qui entourent Mariana méprisent la junte militaire salie par les affaires, tout en fermant les yeux sur les origines de leur propre prospérité. Cette atmosphère de menace doit inonder le film et transmettre au spectateur le sentiment d’une permanente insécurité.

Malgré le fort ancrage contextuel du film, il s’agit d’une histoire qui n’est pas spécifiquement chilienne. L’idée que la valeur d’un homme ne peut pas être réduite à celle de ses actes est centrale de ce point de vue. Des connexions peuvent aisément être faites, par exemple avec la bourgeoisie de la vieille Europe à forte tendance patriarcale, celle évoquée par Antonioni notamment.

MISE EN SCÈNE

Avant de réaliser L’été des poissons volants, j’avais réalisé trois documentaires qui traitent de sujets politiques : I love Pinochet, un portrait du fascisme ordinaire en 2001, Opus Dei, un voyage au coeur d’un mouvement intégriste catholique, et El Mocito, évoqué plus haut.

C’est en travaillant sur ces concepts et avec ces images, que j’ai découvert que filmer l’insaisissable est plus passionnant que d’essayer de dévoiler ou d’étaler une réalité qui se voudrait objective.

J’ai cherché pour ce film - comme pour le précédent - à entremêler la narration à un dispositif de mise en scène qui valorise le ressenti du spectateur plus que l’explication didactique des enjeux.

A la réalisation, cela passe par la construction d’atmosphères de tension, de mystère, d’images métaphoriques symbolisant l’état intérieur de mes personnages et la violence psychologique, sociale, dont ils sont victimes.

La caméra est fixe mais portée à la main, pour donner une respiration sensible à l’image. Elle est proche des personnages, pour rentrer dans leurs états intérieurs. Il y a aussi des plans très larges, par contradiction, pour jouer sur des ruptures de montage, créer des frictions dans les rapports de plan, et montrer les personnages perdus dans l’immensité.

L’actrice principale, Antonia Zegers, incarne parfaitement ce personnage sur la brèche. Nous avons travaillé sur la base de la référence qu’est Gena Rowlands dans Une femme sous influence de Cassavetes, pour dresser le portrait d’une Mariana fragile, touchante et émouvante.

Alfredo Castro, l’un de nos acteurs Chiliens majeur, a su décliner avec subtilité la palette de jeu nécessaire pour donner corps à Juan, pour osciller d’une personnalité lumineuse à une âme torturée. Acteur fétiche de Pablo Larrain, il avait déjà tenu des rôles de cette même essence, avec un talent qui s’est confirmé sur " Los Perros ".

Tout ceci contribue à agencer une oeuvre, étrange, dans laquelle un certain nombre de thèmes et d’humeurs s’entremêlent et se répondent, qui créera je l’espère chez le spectateur un ressenti physique qui interpelle.

ENTRETIEN AVEC MARCELA SAID

Ce n’est pas le premier de vos films qui évoque la dictature chilienne. Diriez-vous que c’est un sujet comme un autre ou une obsession ?

Ce n’est pas forcément une obsession mais comme j’ai grandi pendant la dictature de Pinochet, dans une ambiance très militarisée, cela fait partie de mon histoire. A 13 ans, quelqu’un m’a expliqué ce qu’était une démocratie, c’est à ce moment-là que j’ai compris que le Chili n’en était pas une… Même si je ne suis pas une victime directe de la dictature, cela ne peut pas être un sujet comme un autre pour moi.

Votre obsession - et cela se ressent dans la plupart de vos films - ce serait plutôt le mal, avec un grand M…

Oui, mais le mal au sens large. Ce ne sont pas forcément les "bourreaux" de la dictature qui m’intéressent, c’est le mal ordinaire. Le bourreau finalement, cela peut être moi, vous, vos proches… Un jour sous la contrainte, on peut nous obliger au pire. Il faut avoir conscience qu’un monstre vit en chacun de nous. Tant que nous n’aurons pas compris ça, nous serons en danger. C’est de cette façon que naît le fascisme.

Vous aviez découvert, à l’écriture de votre première fiction, qu’il fallait forcément mettre de soi dans un personnage pour le rendre plus humain. Mariana, c’est vous ?

Oui et non. Nous avons des points communs, bien sûr. Comme moi, Mariana est très curieuse. Curieuse de la nature humaine et de ses limites. Jusqu’où l’homme est-il capable d’aller ? C’est le genre de question que je me pose. Mais elle, en prime, elle est insolente, intrigante, imprévisible. On ne sait jamais ce qu’elle va faire. C’est ce que j’aime au cinéma : l’imprévisible.

On sent chez vous, comme chez Mariana, un mélange d’attirance et de répulsion pour ceux que l’on qualifie de bourreaux…

C’est vrai. Parce que rien n’est ni tout noir ni tout blanc. Mariana n’est pas juste une bourgeoise qui veut s’émanciper, cela ne m’aurait pas intéressée. C’est un personnage complexe. Et ce qui se passe autour d’elle l’est plus encore. Le colonel, considéré comme un bourreau, est capable du meilleur envers elle, alors que le propre père de Mariana est capable du pire.

Cette différence se ressent jusque dans les deux scènes d’amour du film. Là où le Colonel cherche à donner du plaisir à Mariana, le policier qui le condamne, lui, la brusque et ne pense qu’à sa propre jouissance…

Tout à fait. Le policier profite de la situation alors que le Colonel est dans la générosité. Celui qu’on considère comme un bourreau lui fait du bien. Celui qui représente la loi abuse d’elle. Ce qui m’intéressait aussi, avec ce film, c’est de mettre en lumière la responsabilité civile. Certains militaires ont fait le sale boulot, ils étaient des pions.

Il faut qu’ils payent bien sûr, mais tous les autres aussi. Si la terreur a pu exister dans mon pays, c’était pour instaurer un système économique néo-libéral. Les Etats-Unis sont responsables, tout comme la bourgeoisie chilienne, qui s’est enrichie sous Pinochet, et qui est aujourd’hui dégagée de toutes fautes.

Comme dans votre précédente fiction, " L’été des poissons volants ", le rapport père-fille est très présent dans " Los Perros ". Une autre de vos obsessions ?

(Rires) Je ne m’en suis aperçue qu’après coup. Je ne le fais pas exprès. J’ai peut-être envie ou besoin, inconsciemment, de " tuer le père " ! Le mien a un caractère très fort, dominant, et il a soutenu la dictature... Dans le sens où il pensait que Pinochet était bon pour le pays, comme beaucoup de chiliens d’ailleurs… Plus jeune, cela m’a beaucoup choqué. Mais c’est une histoire complexe, et ce n’est pas notre sujet !

D’ailleurs, comme le père dans " L’été des poissons volants ", celui de " Los Perros " se croit au-dessus des lois…

C’est une partie de la classe politique chilienne. Le personnage du père de Mariana est inspiré de mon propre père, vous l’aurez compris, mais aussi de celui d’une amie et d’autres personnages existants. C’est un archétype. Il représente le pouvoir. Toute cette classe politique de droite qui se sent au-dessus des lois, ces bourgeois qui ont fait fortune sous Pinochet et restent impunis... Mais en même temps - et j’aime bien cette contradiction - il adore sa fille, qu’il a sans doute élevé seul après avoir été abandonné par sa femme. Il y a, encore une fois, le pire et le meilleur en chacun de nous. Pour la petite histoire, l’acteur formidable qui joue le père a 85 ans. Comme le mien.

Antonia Zegers, que l’on a vue dans plusieurs films de Pablo Larrain, est étonnante dans ce rôle. Comment l’avez-vous choisie ?

J’ai casté plusieurs comédiennes, mais quand j’ai rencontré Antonia, j’ai aimé son énergie. Elle a beaucoup de caractère. Cela m’intéressait, mais je me suis dit que ça n’allait pas être facile tous les jours ! Comme elle est aussi très généreuse, tout s’est bien passé. Comme avec Alfredo Castro d’ailleurs, qui joue le Colonel ou Elvis Fuentes (le policier), un acteur que j’ai découvert au théâtre et qui n’avait jamais fait de cinéma. J’ai eu une chance énorme d’avoir de si bons comédiens, si investis. Ils étaient mes " complices" "en quelque sorte. Sachant que le film est politiquement incorrect pour le Chili, il me fallait du soutien.

Qui sont ces " chiens " du titre " Los Perros " ?

C’est un ensemble de choses. Ce sont les vrais chiens du film déjà, ceux de Mariana, mais aussi les hommes qui l’entourent. Son père, son mari, le policier… Ils sont tous très macho. Et elle a beau dire " Je ne veux plus recevoir d’ordre ", elle subit malgré tout cette violence machiste. " Los Perros " évoque aussi les militaires qui ont été " utilisés " comme des chiens pour faire le sale boulot pendant la dictature. Il y a également cette expression que la bourgeoisie chilienne employait afin de définir les " gens d’en bas ", ceux qui n’étaient pas comme eux : " el perraje ", qui vient du mot perro, chien en espagnol. Et puis pour finir, au Chili, nous avons beaucoup de chiens errants...

Le premier chien du film, celui que Mariana aime beaucoup, est d’ailleurs un bâtard, pas un chien de race...

Oui, je l’ai choisi exprès. Alors que le deuxième, celui que lui offre son mari après la mort du premier, est un Dalmatien... Et cela ne plaît pas trop à Mariana d’ailleurs. Par ce biais, à priori anodin, je pouvais évoquer les classes sociales, très marquées au Chili. Il y a les bourgeois, les domestiques, les militaires qui n’appartiennent d’ailleurs pas à la bourgeoisie, les pauvres… Les gens ne se mélangent pas. Mariana, elle, préfère son chien bâtard et n’hésite pas à chanter des chansons populaires romantiques avec sa domestique.

Vous aimez bien, apparemment, les métaphores animalières. En plus des chiens, il y a aussi cette comparaison avec les chevaux, qu’il faut dresser, comme les femmes. Ou le contraire...

Oui, Mariana est comparée par un ami de son mari à une jument… Il lui dit : "Elle est drôlement sauvage ta jument. Faut la serrer sinon t’es mort". C’est une autre thématique du film, peut-être même la principale : la place des femmes dans la société chilienne. Vous voyez, je ne parle pas que de dictature ! Mon prochain film n’en parlera pas du tout d’ailleurs. Il sera question de violence envers les femmes et de sexualité.

Considérez-vous " Los Perros " comme un film féministe ?

Je ne sais pas si le film l’est, mais moi je me suis découverte féministe en tout cas ! Il faut savoir que je viens d’un pays où notre corps ne nous appartient pas. L’avortement est encore puni par la loi, une femme va en prison si on la surprend en train d’avorter. Nous sommes en 2017... Quand on vient d’une telle société, il est impossible de ne pas devenir féministe.

Ce qui est intéressant avec le personnage de Mariana, c’est que ce n’est pas une héroïne. Elle a à la fin du film une bombe entre les mains, au sens figuré bien sûr, mais elle choisit de ne pas la faire exploser…

Oui, alors qu’elle a de quoi faire tomber son père, et toute sa classe sociale, elle se range du côté des siens. Elle ne trahit pas, même si ça paraît immoral. Dès l’écriture du scénario - et je n’ai jamais changé de cap - mon film était construit sur cette donnée : je ne voulais pas d’une héroïne. Ce n’est pas un film hollywoodien. Je savais que cela risquait de déplaire. Mais je ne fais pas des films pour plaire. Je fais du cinéma pour faire réfléchir.

Parlons de la musique, qui joue elle aussi un vrai rôle. Dans la toute première séquence du film, très mystérieuse, on se croirait chez David Lynch…

Je voulais de la tension. Il fallait que la musique soit originale, étrange… Quand Grégoire Auger m’a fait écouter ces cordes, qui me rappelaient d’ailleurs un peu l’aboiement d’un chien, j’ai su que c’était ce qu’il fallait. La musique ne devait pas prendre toute la place mais il fallait qu’elle m’aide, qu’elle accompagne le récit. J’ai choisi de ne pas en avoir peur.

La photographie aussi est très belle. La lumière semble entièrement naturelle…

Quasiment. Il y a très peu de lumières additionnelles, excepté parfois dans les scènes de nuit. La caméra, une Alexa, avec une très bonne définition, nous permettait de tourner même quand il faisait sombre. J’ai travaillé avec le directeur photo Georges Lechaptois, qui est lui aussi d’origine chilienne, mais c’était la première fois qu’il tournait là-bas ! Il m’a beaucoup aidée. Nous avons choisi de tout tourner à l’épaule, pour suivre en quelque sorte la respiration de Mariana.

Vous venez du documentaire. Vous avez mis dix ans avant d’écrire votre premier scénario de fiction. Aujourd’hui, peut-on dire que vous avez trouvé votre moyen d’expression idéal ?

Oui, j’adore la fiction. Même s’il est plus militant, le documentaire est plus contraignant finalement. Et pas forcément plus créatif. La fiction permet de raconter le monde aussi bien qu’un documentaire, et même d’aller " au-delà ". Je me sens plus libre. J’ai beaucoup moins peur qu’avant, je me sens à l’aise dans l’exercice de l’écriture, même si cela me prend du temps.

Pensez-vous que " Los Perros " choquera les Chiliens ?

C’est possible. Mais les films qui me plaisent sont faits pour ça. Je pense notamment à " Portier de nuit " de Liliana Cavani ou " La pianiste " de Michael Haneke. Ce sont des films formidables, dérangeants, inattendus. Le cinéma permet ça. Nous vivons dans des sociétés qui nous contrôlent beaucoup. Et de plus en plus. Ce qu’on peut dire, ou pas, ce qu’on peut faire, ou non, comment se comporter, etc. Si on ne peut pas dépasser les limites au cinéma, et dans l’art en général, alors où peut-on le faire ?

BIOFILMOGRAPHIE DE MARCELA SAID

De nationalité franco-chilienne, Marcela Said Cares est née à Santiago du Chili en 1972.

Elle obtient une Licence en Esthétique à l’Université Catholique du Chili. En 1998, elle obtient une Maîtrise en Techniques et Langages des Médias, à Paris IV, La Sorbonne.

Après un premier film documentaire en 1999, " Valparaiso ", elle réalise en 2001

" I Love Pinochet ", produit par Pathé. Le film remporte de nombreux prix et bénéficie d’un parcours en festivals de documentaires majeurs.

En 2006 elle co-réalise le documentaire de 52 minutes " Opus Dei ", une croisade silencieuse avec Jean de Certeau. Le film a été diffusé sur France 5, Planète, TV5monde,

TSR, RTBF, SBS, etc. Le film sort en salle au Chili avec succès avant de remporter le prix

Pedro Sienna du Meilleur Documentaire.

En 2011, son documentaire " El Mocito " (70’) est sélectionné au Forum à la Berlinale, et obtient le Prix Horizonte du Meilleur Documentaire au DOK Fest de Munich, puis le Prix du Jury aux Fidocs, FICV, ainsi que le Prix Altazor.

En 2013, son premier long-métrage de fiction " L’été des poissons volants ", produit par Jirafa Films et Cinéma Defacto, est présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de

Cannes, avant de remporter six prix de la mise en scène en festivals et de bénéficier d’une sortie en salles en Europe, aux Etats-Unis et en Amérique Latine.

En 2014, elle est réalisatrice résidente de la Cinéfondation, Résidence du Festival de

Cannes et du Sundance Screenwriter Lab, où elle développe son deuxième long-métrage,

" Los Perros ", sélectionné en première mondiale à la Semaine de la Critique 2017.

AUTEUR-RÉALISATEUR CINÉMA

2017 " El Puma "

Long-métrage de fiction produit par Cinéma Defacto

En développement

 

2017 " Los Perros "

Long-métrage de fiction produit par Cinéma Defacto et Jirafa Films

Sélectionné à la Semaine de la Critique 2017, Cinélatino Rencontres de Toulouse 2017,

Sundance Screenwriter Lab, Cinéfondation - Festival de Cannes 2014, Berlinale Coproduction

Market 2015, Arte International Prize 2015

 

2013 " L’Eté des poissons volants "

Long-métrage de fiction produit par Jirafa Films et Cinéma Defacto.

Avec le soutien du CNC / Institut Français, de la Région Ile-de-France, Arte-Cofinova 9

Sélection Quinzaine des Réalisateurs - Cannes 2013, Prix Ciné + en Construction Toulouse

2013, Prix de la mise en scène au Festival du Cinéma Latin d’Avray

 

2011 " El Mocito "

Long-métrage documentaire produit par ICALMAfilms avec la participation de

FFA, DocBsAs, Tvn et la RTS

Prix Horizonte, Prix du meilleur documentaire au DOK Fest (Munich), Prix du jury aux

Fidocs, Prix Altazor 2012, Sélection Forum - Berlinale 2011

 

2006 " Opus Dei – Une Croisade Silencieuse "

Documentaire 52 mn de Marcela Said et Jean de Certeau.

Planète, France5, TV5MONDE, TSR, RTBF, SBS Australie

Prix "Pedro Sienna", au meilleur documentaire 2007, CNAC Chile. / Prix d’honneur au

FIDOCS, Santiago.

Sorti en salle à Santiago, mars 2007.

 

2001 " I Love Pinochet "

Long-métrage documentaire

Grand Prix au Valparaiso Documentary Film Festival, prix de la critique FIDOCS,

Prix Altazor 2002, FIPA, Festival de Biarritz, Festival de La Havane, etc.

DISTRIBUTEUR : NOUR FILMS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 


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LES DEUX SALLES SONT ÉQUIPÉES EN NUMERIQUE 4K

Programmation du cinéma du 21 au 27 Février 2018

SALLE 1

L’INSOUMIS de Gilles PERRET - (VOF)
Tous les jours : 13h20, 15h05, 16h50, 20h20, 22h00 (sauf mercredi, jeudi, vendredi, mardi)

Mercredi 21 Février : Présence du réalisateur Gilles Perret aux séances de 13h20, 15h05, 16h50.

Mercredi 21 Février : Séance de 20h20 suivie d’un débat en présence de Gilles Perret, réalisateur du film.

Jeudi 22 Février : Séance de 20h20, thème : " Mélenchon est-il vraiment différent des autres hommes politiques ? " Séance débat animée par Gérard Miller, psychanalyste, réalisateur et co-fondateur du Média.

Vendredi 23 Février : Séance de 20h20, thème : " Mélenchon et les Médias. " Séance débat animée par Thomas Guénolé, politologue, et Raphael Proust, journaliste à L’Opinion.

Mardi 27 Février : Séance de 20h20, thème : "Fédérer le peuple et revivifier la gauche ? " Séance débat animée par Michel Soudais, rédacteur en chef adjoint de Politis.

SALLE 2

FINDING PHONG de Tran PHONG THAO et Swann DUBUS - (VOSTF)
Tous les jours (sauf mercredi) : 13h10, 16h25, 20h30
Mercredi : 18h35
Jeudi, Samedi, Dimanche, Mardi : 22h10

Vendredi 23 Février : Séance de 20h30 suivie d’un débat avec Tran Haic Haic, responsable du cinéma-club vietnamien Yda.

Lundi 26 Février : Séance de 20h30 suivie d’un débat avec Hélène Hazera (journaliste, actrice, documentariste et productrice de l’émission Chanson boum ! – France Culture ; figure historique du mouvement trans).


OH LUCY ! de Atsuko HIRAYANAGI - (VOSTF)
Tous les jours (sauf mercredi) : 18h35
Jeudi, Vendredi, Dimanche, Mardi : 14h50

ENQUETE AU PARADIS de Merzak ALLOUACHE - (VOSTF)
Tous les jours (sauf mercredi) : 18h05

VIENNE AVANT LA NUIT de Robert BOBER - (VOF)
Samedi, Lundi : 15h00