ESPACE SAINT-MICHEL

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Cinéma Espace Saint-Michel
  
PROGRAMME DE LA SEMAINE
Les films commencent 10 minutes après l'heure indiquée (sauf exceptions précisées)
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L’ŒIL DU CYCLONE de Sékou TRAORE

SORTIE NATIONALE : 6 Décembre 2017

1h44 – France – 2015

SYNOPSIS

En 2015, elle est l’actrice principale dans le film " l’Oeil du Cyclone ", rôle pour lequel elle remporte le Prix de la Meilleure Actrice au FESPACO, le Trophée Francophone de l’Interprétation Féminine et d'autres prix dans plusieurs festivals internationaux.

NOTE D’INTENTION DE SEKOU TRAORE

J’ai pu voir " l'Oeil du Cyclone " au théâtre lors d’une représentation à Ouagadougou au

Burkina Faso en 2004. J’ai eu un coup de foudre pour cette pièce. Je ne connaissais pas encore Luis Marquès, l’auteur. Plusieurs années après, nous nous sommes liés d’amitié et avons collaboré ensemble sur plusieurs projets. Quand Luis m’a parlé d’adapter sa pièce au cinéma, c’était une évidence pour moi.

Nous sommes allés défendre le projet au Festival International du Film d’Amiens, où nous avons été lauréats de la bourse d’Aide au Développement du Scénario.

Les acteurs principaux, Maïmouna N’Diaye (Emma Tou), et Fargass Assandé (Blackshouam), sont deux immenses talents africains. Ils incarnaient aussi ces personnages dans la pièce.

Dans cette adaptation, j'ai voulu emmener le spectateur dans différents univers et montrer les réalités extrêmement contrastées de la société africaine. Le luxe insolent de la famille Tou côtoie la misère urbaine de la famille de Solo. L’univers rigide de la prison géante est à 400 kilomètres de la mystérieuse grande forêt tropicale, zone de non droit, de trafics obscurs et de rébellion sans visage.

La lumière est un élément central du film. Elle fait ressortir ce qui caractérise chacun de ces univers. Dans la riche villa des Tou, elle est blanche et verticale, comme celle d’une chambre froide, donnant la sensation que les personnages évoluent dans un labyrinthe de marbre blanc et aseptisé.

La prison est éclairée par des lumières crues, obliques et tranchantes comme des lames. L’ombre des barreaux glisse comme une menace, les personnages surgissent de zones sombres, qui contrastent avec l’éblouissement de la cour centrale, écrasée de soleil.

Quant à l’intérieur de la cellule de Blackshouam, c’est la lumière issue de la petite lucarne qui nous indique le passage des heures et la température, bleue et fraîche à l’aube, se plantant dans le sol comme une épée de feu à midi, rouge et horizontale comme un laser le soir, noire pendant l’orage et la nuit.

Enfin dans les rues de la capitale, la lumière naturelle a été privilégiée, car c’est l’endroit où on sent la vie, réelle, normale, colorée, celle des populations des villes africaines qui continuent leurs vies, malgré tous les problèmes de leur pays.

Le plus important sans doute, est le fait que chaque séquence entre Tou et Blackshouam à l’intérieur de la cellule soit traitée de manière différente, selon l’humeur des personnages et le sens de la scène elle-même. Jouant sur les plans fixes pour les scènes d’attente, ou à l’épaule dans les moments de crises sans que le spectateur n’ait l’impression que les scènes de huit clos se ressemblent.

L’univers carcéral est très rarement traité par le cinéma africain, du moins dans le long-métrage de fiction ou la série TV. Pourtant de grandes séries américaines comme Prison Break ont battu des records d’audience en Afrique. Cet univers carcéral africain méconnu est donc un véritable atout pour ce film.

Je pense que cette pièce écrite en 2003 était très avant-gardiste, car elle dénonce des systèmes politiques et des pratiques de corruption bien rôdés sur lesquels tout le monde continue de fermer les yeux, tant en Afrique qu’en Europe.

Emma Tou, fait partie de ces quelques personnes qui osent aller à l’encontre de ces systèmes, d’autant plus rares qu’elles sont issues des milieux qui en profitent. Des milliers d’Emma Tou, ainsi que la majorité du peuple africain, réclament plus de liberté et de justice.

BIOGRAPHIE DE SEKOU TRAORE

Après avoir étudié le cinéma à l'Université de Ouagadougou et au Conservatoire Libre du Cinéma Français à Paris, il réalise son premier court-métrage " Va " en 1985. Puis, il collabore à la réalisation de " Bilakoro " (1988) et " Poussière de Lait " (1990) avec Issa Traoré de Brahima et Dani Kouyaté. En 1992, les trois hommes fondent la société de production Sahélis.

En 1997, il réalise " Ismael, un Exemple de Courage " qui remporte le Prix du Meilleur Documentaire au FESPACO et également " Une Femme, des Éleveurs " qui remporte le Prix du Meilleur Documentaire au festival des 7 Lots à Grenoble.

En 2009, il fonde Abissia et travaille avec de grands réalisateurs africains. Il est ainsi directeur de production pour Mahamet Salé Haroun sur " Un Homme qui Crie " en 2010, " Grigris " en 2013 et régisseur pour Abderrahmane Sissako sur " Timbuktu " en 2014.

En 2015, il réalise son premier long-métrage " L’Oeil du Cyclone " qui remporte une trentaine de prix internationaux

DISTRIBUTEUR : DESTINY FILMS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 


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LES DEUX SALLES SONT EQUIPEES EN NUMERIQUE 4K

Programmation du cinéma du 22 au 28 Novembre 2017

SALLE 1

LA EDUCACION DEL REY de Santiago ESTEVES - (VOSTF)
Tous les jours : 15h15, 17h00, 20h25, 22h10
Mercredi, Samedi, Dimanche, Mardi : 13h30

L’ORAGE AFRICAIN de Sylvestre AMOUSSOU - (VOF)
Tous les jours : 18h45

Samedi 25 novembre : Séance de 18h45 suivie d’un débat avec le réalisateur du film, Sylvestre Amoussou.

SALLE 2

KHIBULA de George OVASHVILI - (VOSTF)
Tous les jours : 14h25, 18h20, 20h10 (sauf mardi), 21h55
Mercredi, Lundi, Mardi : 12h40

DERRIERE LES FRONTS de Alexandra DOLS - (VOSTF)
Tous les jours : 16h15
Jeudi, Vendredi, Lundi : 13h10

Samedi 25 novembre : Séance de 16h15 suivie d’un débat en présence de la réalisatrice et de Sbeih Sbeih, docteur en Sociologie, spécialitse de l’aide internationale du développement et la professionnalisation des ONG en Palestine. Chercheur IREMAN à l’université Aix-Marseille.

Dimanche 26 novembre : Séance de 16h15 suivie d’un débat en présence de Omar Slaouti, militant de la campagne B.D.S (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), débat animé par Ady Seddik, interprète sur le film.

L’ASSEMBLEE de Mariana OTERO - (VOF)
Jeudi, Vendredi : 12h40
Mardi : 20h10

VA, TOTO ! de Pierre CRETON - (VOF)
Samedi : 12h45

KALACHAKRA, L’EVEIL de Nathalie FUCHS - (VOSTF)
Dimanche : 12h55