ESPACE SAINT-MICHEL

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Cinéma Espace Saint-Michel
  
PROGRAMME DE LA SEMAINE
Les films commencent 10 minutes après l'heure indiquée (sauf exceptions précisées)
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FRONTIERES de Apolline TRAORÉ

SORTIE NATIONALE : 23 Mai 2018

1h30 – Burkina Faso, France – 2017

SYNOPSIS

Adjara, Emma et Sali se rendent à Lagos. Les trois femmes se rencontrent dans un bus sur le trajet Bamako, Cotonou via Ouagadougou. Le voyage est un parcours de combattants.

Elles subissent des pannes de voitures, affrontent des coupeurs de routes et sont témoins de vols entre passagers. Mais leur pire cauchemar reste le franchissement des frontières où elles sont exposées à la corruption, aux violences faites aux femmes et au trafic. Pour s’en sortir, Adjara, Emma et Sali sont obligées de se serrer les coudes et de prendre soin les unes des autres.

NOTE D’INTENTION

" Frontières " est l’histoire de trois femmes battantes qui vont traverser les frontières du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso et du Nigeria dans le but de mener leurs activités commerciales. Adjara est une femme de 30 ans sénégalaise avec un enfant ; Emma est une veuve ivoirienne dans la quarantaine, et enfin Sali, jeune fille burkinabé d’une vingtaine d’années désirant se marier. Elles vivront dans leurs traversées des histoires rocambolesques et tragiques.

Confrontées à des agressions multiples ; braquages, viols, corruptions, et à bien d’autres épreuves, ces femmes poursuivront leur chemin jusqu’à destination pour atteindre leurs objectifs. Elles ont risqué leur vie, mais ne s’arrêteront pas pour la survie de leur famille. Aussi différentes par leurs origines que par leurs appartenances religieuses et culturelles, ces femmes ont fait preuve durant tout le parcours d’une solidarité et d’une union remarquables, veillant les unes sur les autres, elles auront exprimé et illustré les notions fortes de solidarité et de complémentarité, grands symboles chers à la CEDEAO.

La Communauté Economique Des Etats De L’ Afrique de Ouest (CEDEAO) est sans contexte l’une des instances les plus importantes et les influentes de l’Afrique de l’ouest. Symbole de croissance, 7 d’union, de solidarité et de complémentarité entre les Etats côtiers et les Etats sahéliens, la CEDEAO oeuvre pour l’épanouissement économique, social et culturel de ses populations.

Toutefois, elle fait face à des défis majeurs de premier ordre qu’elle doit relever dans la réalisation de ses objectifs : corruption, violence, trafics. Autant de freins à la bonne marche des actions d’intégration régionale. Des investissements importants sont engagés pour assurer une libre circulation des personnes et des biens au sein de l’Union. Pourtant, de grandes difficultés subsistent et minent sérieusement le processus d’intégration. Les frontières sont le théâtre de tous les dégoûts pour les populations. N’est ce pas dès la frontière que nous devrions percevoir les lueurs d’une véritable intégration ? Nombreuses sont les personnes qui ont juré ne plus mettre les pieds dans tel ou tel pays, pour la simple raison d’avoir vécu l’enfer à la frontière de ce pays. Le film " Frontières " pose un regard sur les entraves à cette libre circulation.

L’objectif de ce film est d’une part de sensibiliser nos Etats sur la problématique des frontières et d’autre part de montrer à travers l’engagement de ces femmes, qui dans leur combat au quotidien pour leur famille ont fait preuve d’une réelle communion, une communion recherchée par CEDEAO et prescrit à nos Etats. Ce film fait surtout état des dangers permanents présents sur les routes transfrontalières causant des souffrances énormes aux populations.

J’ai décidé de faire ce film non seulement pour monter les combats de la femme africaine mais surtout de démonter que les choses peuvent changer à une plus petite échelle. La corruption par exemple est un mal que nos états essaient de combattre depuis très longtemps avec très peu de résultats. Je pense vivement que ce combat doit être mené tout d’abord à un niveau individuel. Chaque citoyen doit être conscient et prêt pour cette lutte. Sans cela nos états ont peu de chance de réussir.

C’est ce que nos 3 femmes Adjara, Sali et Emma dévoilent dans le film : à une des frontières, une femme et son enfant sont débarqués faute d’avoir payé une " taxe " imaginaire. Adjara s’y oppose. Soutenue par d’autres passagers, ils immobilisent le bus, refusant son départ si la femme n’embarque pas. Craignant une émeute, le douanier est contraint de laisser partir la dame. Des actions de ce genre sont nécessaires car Adjara connaît ses droits et n’a pas peur de se faire entendre. Ce n’est malheureusement pas le cas de nombreux citoyens qui se laissent abuser par les autorités malveillantes, parce qu’ils ne connaissent pas leurs droits.

Cependant toutes les actions de résistance ne sont pas bonnes à mener. Face à la violence, il faut souvent faire profil bas. Car les conséquences peuvent être désastreuses. En route vers le Nigeria, Emma est face à des braqueurs qui ont dépouillé tous les passagers du bus. Elle refuse de donner son sac qui contient son argent. Dans une lutte interminable, un autre passager intervient et se fait tuer. Cette action est héroïque mais n’en vaut pas la peine. Car la vie est bien plus précieuse. Je ne prétends pas pouvoir changer le monde avec ce film. Mais si ce film engendre des débats j’aurais atteins mon objectif.

Apolinne Traoré, réalisatrice.

BIOGRAPHIE DE LA RÉALISATRICE

Apolline Traoré est née en 1976 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Elle a grandi avec ses deux soeurs et son frère, au gré des mutations professionelles de son père, diplomate. Après son bac, elle décroche une maitrise de réalisation en cinéma aux Etats- Unis et commence sa carrière de producteur, scénariste et réalisatrice.

Avec son film Frontières, la réalisatrice fait sensation en rafflant deux prix spéciaux au FESPACO : le prix de l’intégration pour le meilleur film ouest-africain et le prix Félix Houphouët-Boigny du Conseil de l’Entente.

INTERVIEW

Parue dans Artiste BF, rubrique "Echos du Fespaco"

ArtBF : L’année 2017, serait-elle la votre ?

Apolline Traoré (A.T.) : J’ai été considérablement soutenue par la CEDEAO qui a cru en mon projet et qui m’a prêté main forte depuis le début. Nous avons eu d’énormes difficultés pour réaliser ce film, d’une part il fallait traverser sixpays de l’Afrique de l’Ouest, de Dakar à Lagos ; c’était très difficile. J’ai eu une équipe technique extraordinaire qui, malgré les difficultés ne m’a jamais lâchée. C’est la raison pour laquelle je considère cette sélection comme une récompense vis-à-vis de mes partenaires. Nous espérons que le public va aimer et nous souhaitons aller le plus loin possible.

ArtBF : De quoi parle le film de manière sommaire ?

A.T.: Ce film parle d’une intégration régionale dans l’Afrique de l’Ouest, les commerçantes de l’Afrique de l’Ouest qui se déplacent vers le Sénégal, la Côte d’Ivoire, Lomé et vers les pays anglophones comme le Ghana et le Nigéria pour faire du commerce. Aujourd’hui, on parle de libre circulation des personnes et des biens au niveau des frontières mais malheureusement, nous avons des lois qui ne sont pas suivies et une grande insécurité sur ces routes. Dans ce film, nous suivons quatre femmes qui vont se rencontrer sur ces routes et qui seront obligées de se souder pour survivre et assurer la survie de leurs familles.

ArtBF : Ce film fait-il appel à votre vécu ?

A.T.: Non, ce n’est pas un vécu, mais j’ai entendu des histoires de femmes qui ont vécu ces situations, des histoires catastrophiques. Nous avons parcouru tous les pays dont je vous ai parlés. Et avant de commencer le film, j’ai fait la route et des constats ont été faits et vérifiés avec des femmes et des hommes que nous avons rencontrés.

ArtBF : Donnez-nous les noms de quelques comédiennes qui ont joué dans ce film.

A.T.: La première s’appelle Amélie Mbaye., c’est une sénégalaise qui vit aux Etats-Unis et c’est elle qui a joué le rôle d’Aline dans" Monia et Rama". La deuxième c’est Naky Sy Savané, la troisième est une burkinabé qui réside en Côte d’Ivoire et qui s’appelle Adizetou Sidi. Enfin, la dernière c’est une nigériane qui travaille dans les films de Nollywood qui s’appelle Unwana Udobang.

ArtBF : Votre film a retenu l’attention de la CEDEAO et particulièrement du Ministère Ivoirien de la culture qui vous d’ailleurs été d’un grand soutien dans la réalisation de ce film. Quel est la nature de ce soutien ?

A.T.: C’est un soutien qui tombe bien parce qu’il m’a aidé à finaliser beaucoup de choses dans mon film. Dans cette zone CEDEAO que j’ai traversée, iI était important que je montre la partie ivoirienne. Le Ministère ivoirien de la culture a beaucoup apprécié mon scénario et m’a soutenu à travers le fonds SIC qui est un fonds de prêt remboursable sur les recettes du film.

ArtBF : On est aussi très curieux de savoir ce qu’il en est du côté Burkinabé. Quel a été l’apport du ministère burkinabé de la culture ?

A.T.: J’ai eu un grand soutien du Ministère de la culture par deux fois. Ils m’ont d’abord soutenu au tout début du projet puis un second soutien pour finaliser le film.

ArtBF : Êtes-vous déjà prête pour le FESPACO ?

A.T.: Ah non; ce n’est pas encore prêt ! Je suis en train de finaliser mon master pour le remettre au FESPACO. J’ai quatre actrices principales dans le film. Mais il y en a trois qui ne sont jamais venues au FESPACO et pour moi, c’est un honneur qu’elles soient là. Etant donné que le FESPACO ne peut pas prendre en charge toutes les quatre, c’est donc tout un management pour les héberger, et préparer la promo du film.

ArtBF : Pourquoi le choix de ces actrices ?

A.T.: C’est par un casting pour certaines. Pour la nigériane, je suis partie à Lagos pour caster la personne que je voulais. La Burkinabé vivant en Côte d’Ivoire a entendu parler du projet et je lui ai proposé de venir faire le casting, elle n’avait pas d’expérience mais j’ai été marquée par sa détermination à jouer le rôle. Je connaissais les performances d’Amélie et de Naky Sy; donc je n’ai pas eu besoin de faire un casting pour ces deux dernières.

ArtBF : Quelques mots à l’endroit de vos partenaires ?

A.T.: Je veux d’abord remercier la CEDEAO parce qu’elle est la première à me dire "oui". C’est très important pour moi parce que lorsque vous avez un projet, personne ne veut être le premier à vous accepter. Ils veulent d’abord voir ceux qui soutiennent le projet avant de se lancer. Quand le projet est venu " nu " (on l’appelle comme ça) à la CEDEAO, ils l’ont lu et ont cru au projet. Ils ont misé la plus grosse somme de toutes les subventions que j’ai eues. Il faut dire que l’adhésion de la CDEAO au projet et du fait de sa notoriété a été pour moi comme une carte blanche qui m’a déverrouillé les portes au niveau des autres institutions. Je remercie l’OIF, Orange studio et surtout Difa mon distributeur et Lagardere qui se battent aujourd’hui pour que le film traverse les frontières. Je remercie mes techniciens et mes comédiens parce que c’était très dur. Un grand merci à Tahirou Barry, ministre de la culture qui, depuis le début du projet m’a soutenue et m’a donné des lettres de soutien pour les institutions. Merci également au Ministre de la Culture de la Côte d’Ivoire qui a cru au projet.

DISTRIBUTEUR : HEVADIS FILMS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 


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LES DEUX SALLES SONT EQUIPEES EN NUMERIQUE 4K

Programmation du cinéma du 20 au 26 Juin 2018

SALLE 1

JERICO, LE VOL INFINI DES JOURS de Catalina MESA - (VOSTF)
Tous les jours : 13h00, 15h50, 17h20, 19h10 (sauf mercredi), 20h30, 21h55 (sauf mercredi et jeudi)

Jeudi 21 Juin à 20h30 : Soirée Jerico en partenariat avec " l’Association des Juristes Franco-Colombiens / Associacion des Juristas Franco-Colombianos " en présence de Catalina Mesa, séance suivie d’une discussion avec la réalisatrice.

Vendredi 22 Juin à 20h30 : Soirée Jerico en partenariat avec l’association " Believe Amerindios " en présence de Catalina Mesa. La projection sera suivie d’une discussion avec la réalisatrice.

Samedi 23 Juin à 20h30 : Soirée Jerico en partenariat avec l’association " El Perro que Ladra " en présence de Catalina Mesa. La projection sera suivie d’une discussion avec la réalisatrice.


SALLE 2

FILLES DU FEU de Stéphane BRETON - (VOSTF)
Tous les jours : 12h50 (sauf mercredi), 14h25, 16h00 (sauf mercredi), 20h35 (sauf mercredi)
Mercredi : 15h20, 18h30


HEDY LAMARR de Alexandra DEAN - (VOSTF)
Tous les jours : 14h20 (sauf mercredi et samedi), 17h30 (sauf mercredi), 18h50, 22h00 (sauf mercredi)
Mercredi : 13h40, 16h50

HOTEL SALVATION de Shubhashish BHUTIANI - (VOSTF)
Samedi : 14h15

REPRISE de Hervé LE ROUX - (VOF)
Mercredi : 19h55

Mercredi 20 Juin : Séance de 19h55 suivie d’un débat avec Xavier Vigna, professeur d’histoire contemporaine – Université de Bourgogne.