ESPACE SAINT-MICHEL

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Cinéma Espace Saint-Michel
  
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DAKINI de Dechen RODER

SORTIE NATIONALE : 24 Octobre 2018

1h58 – Bhoutan – 2018

SYNOPSIS

Un détective (Kinley) enquête sur la disparition d’une nonne bouddhiste. Il forme une alliance houleuse avec sa seule suspecte, Choden, une femme séduisante considérée par les villageois comme une "démone".

Au fil des histoires que lui raconte Choden sur les Dakinis passées (des femmes éveillées, bouddhistes, de pouvoir et de sagesse), Kinley croit entrevoir la résolution de l’enquête. Il devra cependant succomber aux charmes de Choden et à ses croyances surnaturelles.

Ce film est le premier long-métrage de la réalisatrice et scénariste Dechen Roder, l’une des rares femme de sa profession au Bhoutan.

BIOGRAPHIE DE LA REALISATRICE

Dechen Roder est l’une des premières réalisatrice du Royaume du Bhoutan. Elle a réalisé des court-métrages et des documentaires depuis 2005. Son court-métrage le plus récent, "Lo Sum Choe Sum" (ou "3 Ans et 3 Mois de Retraite") a concouru dans le programme de courts métrage de la Berlinale 2015 et fut projeté dans de nombreux festivals autour du monde, dont le Palm Springs Short Fest, Meblourne, Fribourg et le Seoul International Women’s Film Festival. Elle est la co-fondatrice et l’organisatrice du seul festival de film bhoutanais, le Beskop Tshechu Film Festival. Losqu’elle ne travaille pas sur ses propres projets, elle travaille sur la production, l’écriture ou la réalisation de projets institutionnels. Dakini est son premier long-métrage.

LE MOT DE LA REALISATRICE

La "dakini" est un personnage difficile à dépeindre, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit. Le terme fait généralement référence à des femmes bouddhistes éveillées, de pouvoir et de sagesse. Mais il peut définir bien plus. Les dakinis peuvent être des humaines, des déités ou encore des divinités, selon leur histoire et la façon dont on l’interprète. On nous dit même que les dakinis peuvent être en chacun de nous.

Ayant grandie au Bhoutan, j’ai eu la chance d’entendre de nombreuses histoires de dakinis racontées par ma mère. La plupart du temps, dans le Bhoutan moderne, les histoires sur les dakinis ne se propagent plus vraiment, laissant ironiquement leur place au gène masculin dans les histoires de notre passé.

Lorsque j’ai pu rencontrer une femme qui avait ce pouvoir de dakini, j’ai compris que ces histoires étaient bien plus que des fresques sur les murs des temples ou des textes dans les vieux écrits. Ce sont des faits réels de la force féminine, de leurs bravoure, compassion et de leurs sagesse.

Le devoir de mémoire et d’acceptation des dakinis devient de plus en plus important. En tant que bouthanaise, en tant que femme et en tant qu’humaine. Et pour Kinley, accepter les dakinis est peut-être le seul moyen de commencer à comprendre son enquête.

Au Bhoutan, la littérature et les médias nous ont habitués à un regard masculin, et cela m’a incitée à choisir un homme comme protagoniste de cette compréhension et découverte. Je n’ai jamais été éveillée et je n’ai jamais aspiré à le devenir. Je serais incapable de raconter l’histoire de l’illumination, mais peut-être celle de sa rencontre.

LA DEFINITION DU MOT DAKINI

"Dakini" est un terme d’origine sanskrit, du bouddhisme indien, qui signifie "la femme qui voyage". En sanskrit, le terme possède une connotation spirituelle. Au masculin, on parlera de "daka", terme qui n’a pas été récupéré par le bouddhisme tibétain. Dans le bouddhisme tibétain, le terme "dakini" a été traduit par "khandroma" qui signifie "celle qui va dans le ciel".

Une "Khandroma" est une femme qui a des pouvoirs extraordinaires, des pouvoirs spirituels, qui s’est affranchie de toutes les barrières de ce monde et va dans le ciel. Elle est souvent représentée à moitié nue, pour souligner sa liberté et son détachement au monde. C’est par les enseignements religieux, réalisés par la méditation dans des endroits secrets et difficiles d’accès, qui nécessite un contrôle sur soi, sur ses peurs, qu’une femme devient "khandroma".

Il y a eu énormément de "khandroma" connues dans le monde, la plus connue étant Yeshe Tsogyal, la parèdre de Padmasambhava (plus connu sous le nom de Guru Rinpoché), qui aurait apporté le bouddhisme tibétain au Bhoutan et au Tibet au 8ème (7ème ?) siècle. Yeshe Tsogyal est considérée comme l’exemple même de la "khandroma". À partir de là et encore aujourd’hui, beaucoup de femmes de grands Lamas ont été appelées "khandroma". Le terme a alors pris un sens honorifique. Lorsque l’on s’adresse à une "khandroma", on le fait avec déférence, plus encore qu’on le fait avec une "simple" épouse.

Les "khandroma" se doivent de faire preuve de compassion envers tous les êtres et ne doivent pas avoir une personnalité trop autoritaire. Elles sont avant tout à l’écoute des autres et à l’écoute de leur mari et maître spirituel.

Une "khandroma" est une femme qui guide les autres sur les chemins respectifs de chacun. Elle est l’équivalent du Guru au féminin. Les "khandroma" peuvent prendre énormément d’aspects différents, que ce soit l’aspect d’une jeune fille, d’une vieille femme, d’une sorcière, ...

Le champ sémantique du terme "khandroma" s’élargit de plus en plus. Au Bhoutan, le terme qui est à l’origine très spécifique, est aujourd’hui utilisé dans la vie courante, jusque dans la composition de noms propres de certaines jeunes filles.

La dakini Yeshe Tsogyal s’est réincarnée en une jeune fille du nom de Monmo Tashi Khyidren, le sous-titre du film. Cette jeune femme qui vivait à Bumthang était la fille d’un roi. Un jour où Guru Rinpoché méditait près de la demeure du roi, la jeune fille lui a rendu visite. À l’instant où Guru Rinpoché a vu Monmo Tashi Khyidren, il a vu en elle les signes d’une dakini, d’une "khandroma" et lui a donné des instructions de méditations et d’éveil spirituel, avant d’en faire sa femme spirituelle.

Le film est très représentatif du Bhoutan d’aujourd’hui en présentant son vrai visage. On retrouve aussi bien le côté contemporain du pays, avec la police, les véhicules, les smartphones, etc... que le côté mystique, magique et religieux sous-jacent qui fait la richesse bhoutanaise. C’est actuellement le seul film bhoutanais à avoir réussi à représenter le Bhoutan moderne dans toute sa complexité et sa richesse.

DISTRIBUTEUR : JUPITER FILMS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 


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LES DEUX SALLES SONT EQUIPEES EN NUMERIQUE 4K

Programmation du cinéma du 16 au 22 Janvier 2018

SALLE 1

MALLÉ EN SON EXIL de Denis GHEERBRANT - (VOF)
Tous les jours : 14h00, 16h00, 18h00, 20h00, 21h55 (sauf mercredi)

Première Mercredi 16 Janvier à 20h00 en présence du réalisateur Denis Gheerbrant et de Mallé Dioucara, protagoniste du film, suivie d’un débat.

Jeudi 17 Janvier, séance de 20h00 suivie d’un débat avec Laurent Roth, critique, scénariste et réalisateur.

Vendredi 18 Janvier, séance de 20h00 suivie d’un débat avec Colleyn, anthropologue documentariste, qui travaille sur le Mali.

Lundi 21 Janvier, séance de 20h00 suivie d’un débat avec le réalisateur Denis Gheerbrant.

SALLE 2

COMME ELLE VIENT de Swen de PAUW - (VOF)
Tous les jours : 15h45, 19h45

A BREAD FACTORY, PART 2 : UN PETIT COIN DE PARADIS de Patrick WANG - (VOSTF)
Tous les jours (sauf mercredi et dimanche) : 17h35

A BREAD FACTORY, PART 1 : CE QUI NOUS UNIT de Patrick WANG - (VOSTF)
Dimanche : 17h35

GOOD de Patrick-Mario BERNARD - (VOF)
Mercredi, Vendredi, Mardi : 21h30
Jeudi, Samedi, Lundi : 14h10

RÊVER SOUS LE CAPITALISME de Sophie BRUNEAU - (VOF)
Tous les jours : 13h00

CASSANDRO, THE EXOTICO ! de Marie LOSIER - (VOSTF)
Samedi, Dimanche : 21h30

GAME GIRLS de Alina SKRZESZEWSKA - (VOSTF)
Mercredi, Vendredi, Dimanche, Mardi : 14h10
Jeudi, Lundi : 21h30

LE ROUGE ET LE GRIS (Partie 1) de François LAGARDE - (VOF)
Mercredi : 17h35