ESPACE SAINT-MICHEL

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Cinéma Espace Saint-Michel
  
PROGRAMME DE LA SEMAINE
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LA EDUCACION DEL REY de Santiago ESTEVES

SORTIE NATIONALE : 22 Novembre 2017

1h36 – Argentine– 2017

SYNOPSIS

Le jeune Reynaldo participe à un cambriolage qui tourne mal. En tentant de s’enfuir, il tombe dans le jardin d’un vieux couple. Contre toute attente, le propriétaire ne le dénonce pas à la police mais lui propose un marché. Une relation de confiance fragile s’installe alors entre le jeune homme et son protecteur.

BIOGRAPHIE DU REALISATEUR

Santiago Esteves est né à Mendoza en Argentine en 1983. Diplômé de psychologie, il a également étudié la réalisation à l’Université de Cinéma de Buenos Aires tout en travaillant en tant que monteur pour des réalisateurs comme Pablo Trapero, Mariano Llinás et Milagros Mumenthaler. Il écrit et réalise plusieurs courts métrages, dont " Cinco tardes sin Clara "(2009), " Los Crimenes "(Meilleur court métrage latino-américain et Prix de la critique à Huesca en 2011) et " Un Sueno recurrente "(Bafici 2013). En 2015, il réalise la mini-série " La Educacion del rey "qu’il modifie par la suite pour en faire un long métrage.

ENTRETIEN AVEC LE REALISATEUR

Quelles ont été vos inspirations pour " La educacion del rey " ?

Les idées à l’origine du film ont plusieurs sources. J’étais d’abord fasciné par les codes de l’enseignement (Hagakure, Dhammapada, codes de la chevalerie médiévales) constitués d’une série de leçons visant à former les chefs et les guerriers.

L’idée de l’éducation d’un futur " roi " était également présente depuis le début du projet. On la retrouve aujourd’hui dans le titre : Rey n’est pas seulement l’abréviation de Reynaldo, cela signifie aussi roi en espagnol. J’aime penser que la relation entre Carlos et Rey est la première d’une série de rencontres à l’origine de la transformation de Reynaldo en un nouveau type de leader.

Et j’ai enfin été très inspiré par la réalité contemporaine en Argentine, où il existe de plus en plus de sociétés de sécurité privées, qui multiplient les " forces de l’ordre " dans les rues. C’est de cette rencontre singulière entre un monde ancien et cette réalité contemporaine qu’ont surgi les premières ébauches du récit.

En quoi le film est le reflet de cette réalité contemporaine en Argentine ?

Une frange importante de la jeunesse argentine appartient à la troisième génération de pauvreté structurelle : leurs parents et leurs grands-parents sont pauvres, ou l’ont été au cours de leur vie, et eux-mêmes vivent comme des marginaux. Faute d’autres possibilités, le délit apparait comme un moyen de survie économique et sociale. Les mass media ont façonné et popularisé l’image de l’enfant délinquant, ou pibe chorro, les enfants et adolescents des classes défavorisées ont été stigmatisés par cette appellation. Ils n’ont aucune protection à attendre de la police : l’histoire du vol auquel participe Reynaldo dans le film est née de plusieurs faits divers similaires dans lesquels c’est la police qui utilise ces jeunes marginaux pour commettre des délits.

Pourriez-vous nous en dire plus sur la relation entre Carlos Vargas et Reynaldo ?

Carlos Vargas se trouve à la fin de sa carrière. Au moment de son départ à la retraite, tout ce qu’il a appris, tout ce pour quoi il était doué, devient soudain inutile. Quand il se retrouve à la maison après des années de travail acharné, il découvre une vie qu’il ne connaissait pas. C’est à ce moment précis qu’arrive Reynaldo, ce qui va lui permettre de trouver une porte de sortie à sa situation.

Lors de leur première rencontre, Carlos pressent deux choses chez Rey : d’un côté, une certaine noblesse, de l’autre, une grande vulnérabilité face au monde délinquant dans lequel il évolue. Carlos décide alors d’enseigner à Rey certaines valeurs pour l’aider à survivre. Ce n’est pas précisément une éducation " humaniste ", mais c’est la meilleure qu’il peut lui donner. Le personnage de Rey, quant à lui, est une énigme au début du film. Il ne commence à se dessiner qu’à partir de sa rencontre avec Carlos.

L’alchimie entre les deux personnages doit beaucoup aux prestations de Germán De Silva et Matías Encinas. Comment le tournage s’est-t-il passé ?

Germán est un acteur exceptionnel, de par son expérience et son charisme. Avec lui dans le rôle de Carlos, je savais que cette relation allait marcher. Matías était totalement inconnu. Je devais le rencontrer à Mendoza, où ma première assistante, Carina Piazza, l’avait vu dans un atelier de théâtre et m’avait parlé de lui. Au début, j’étais septique : il était plus âgé que le personnage que j’avais imaginé. Mais quand nous avons fait les essais, j’ai vu qu’il apprenait vite, il avait un tel désir de jouer que cela m’a convaincu. Matías a une intelligence et une intuition qui lui ont permis de s’adapter et d’apprendre de tous les acteurs plus expérimentés avec lesquels il a dû jouer. J’ai beaucoup aimé le voir gagner en confiance à chaque pas.

Pourquoi avoir choisi de tourner à Mendoza ?

Mendoza est la ville de mon enfance et de mon adolescence. Située à côté de la Cordillère des Andes, elle a un paysage montagneux et désertique à la fois, ce qui accentue le caractère ancien ou mythique du récit. Mendoza est un endroit où le cinéma argentin est souvent allé chercher des images touristiques (la haute montagne, les vignobles), mais jamais les images de banlieues, qui sont pourtant extrêmement intéressantes car elles sont traversées par la nature. Si nous réfléchissons à des mythes dans le cinéma, c’est impossible de ne pas faire référence au western ; c’est pourquoi les paysages de notre propre " far west " ont fait partie de l’identité visuelle du film et, j’espère, l’ont rendu plus fort.

La musique participe beaucoup de l’atmosphère du film, comment l’avez-vous abordée ?

Mario Galván est un compositeur qui connaît parfaitement les rythmes folkloriques argentins, tout en possédant une formation académique très complète. Je voulais trouver des textures qui donnent une touche universelle à ces rythmes, en utilisant la guitare électrique comme principal instrument. Mario a commencé à expérimenter avec ces rythmes et ces textures, puis il s’est beaucoup impliqué durant le montage du film, essayant sans cesse de nouvelles musiques et les adaptant aux scènes du film.

DISTRIBUTEUR : URBAN DISTRIBUTION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 


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LES DEUX SALLES SONT EQUIPEES EN NUMERIQUE 4K

Programmation du cinéma du 22 au 28 Novembre 2017

SALLE 1

LA EDUCACION DEL REY de Santiago ESTEVES - (VOSTF)
Tous les jours : 15h15, 17h00, 20h25, 22h10
Mercredi, Samedi, Dimanche, Mardi : 13h30

L’ORAGE AFRICAIN de Sylvestre AMOUSSOU - (VOF)
Tous les jours : 18h45

Samedi 25 novembre : Séance de 18h45 suivie d’un débat avec le réalisateur du film, Sylvestre Amoussou.

SALLE 2

KHIBULA de George OVASHVILI - (VOSTF)
Tous les jours : 14h25, 18h20, 20h10 (sauf mardi), 21h55
Mercredi, Lundi, Mardi : 12h40

DERRIERE LES FRONTS de Alexandra DOLS - (VOSTF)
Tous les jours : 16h15
Jeudi, Vendredi, Lundi : 13h10

Samedi 25 novembre : Séance de 16h15 suivie d’un débat en présence de la réalisatrice et de Sbeih Sbeih, docteur en Sociologie, spécialitse de l’aide internationale du développement et la professionnalisation des ONG en Palestine. Chercheur IREMAN à l’université Aix-Marseille.

Dimanche 26 novembre : Séance de 16h15 suivie d’un débat en présence de Omar Slaouti, militant de la campagne B.D.S (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), débat animé par Ady Seddik, interprète sur le film.

L’ASSEMBLEE de Mariana OTERO - (VOF)
Jeudi, Vendredi : 12h40
Mardi : 20h10

VA, TOTO ! de Pierre CRETON - (VOF)
Samedi : 12h45

KALACHAKRA, L’EVEIL de Nathalie FUCHS - (VOSTF)
Dimanche : 12h55