ESPACE SAINT-MICHEL

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Cinéma Espace Saint-Michel
  
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CHÂTEAU PEKIN de Boris PETRIC

SORTIE NATIONALE : 22 Mai 2019

1h03 –France– 2018

 

SYNOPSIS

La Chine, grand consommateur de vin, sera très bientôt le premier vignoble au monde. De la Bourgogne au Shandong, le film explore les désirs et les craintes que suscitent cette nouvelle étape de la globalisation du vin.

QUELQUES MOTS DE L’AUTEUR

Vin et mondialisation

Dans son livre Mythologies, Roland Barthes parle du vin comme la boisson totem des Français. Le vin fait vraiment partie d’une intimité culturelle française qui est aujourd’hui bousculée par la mondialisation. Plus généralement, l’engouement actuel du vin en Chine transforme nos vignobles. C’est un exemple très concret pour réfléchir à la transformation de la société française qui entretient des liens de plus en plus incontournables avec cet immense pays. La diffusion mondiale du vin interpelle une société française qui hésite s’ouvrir sur le monde ou se replier sur son territoire national.

Les protagonistes

Trois personnages principaux évoluent entre la France et la Chine : une femme d’affaires chinoise qui a une passion pour les vins de Bourgogne, un oenologue bordelais implanté depuis vingt ans en Chine et un jeune sommelier chinois travaillant à Hong-Kong.

Gérard Colin est un oenologue bordelais expatrié en Chine depuis vingt ans. A 72 ans, comme il le dit lui-même, il a tout connu dans le vin. D’abord propriétaire d’un vignoble à Saint-Émilion, il a ensuite travaillé pour la famille Rothschild avant de quitter la France pour la Chine. Il a construit plusieurs vignobles clé en main pour des milliardaires chinois et la famille Rothschild. Gérard tente de transmettre son savoir-faire à des Chinois, savoir qui n’est pas seulement technique, mais qui implique un rapport singulier au temps et à la nature.

Madame Tsao est une femme d’affaires chinoise ayant fait fortune dans le commerce du thé, du tabac et de l’alcool, en particulier des vins de Bourgogne. Elle rêve de construire un vignoble biologique dans sa région natale du Yunnan. Loin de l’image caricaturale du nouveau riche chinois, on découvre une femme distinguée et curieuse. Sa rencontre avec Gérard Colin permet de comprendre les correspondances entre l’univers du thé et celui du vin.

Jack Cheung est un jeune sommelier chinois qui travaille chez un grand collectionneur de vins de Hong-Kong. Il exprime son enthousiasme pour le vin à travers son séjour dans un domaine viticole en Bourgogne au moment des vendanges. Il nous emmène ensuite à Hong-kong et nous aide à décrypter l’engouement des Chinois pour le vin et nous donne accès à la complexité du goût chinois.

Gérard Colin, Madame Tsao et Jack Cheung expriment des désirs, des goûts, partagent des rêves et aussi des craintes et des malentendus. Leurs histoires invitent à la réflexion sur le défi de transmettre une relation à la nature et au temps au-delà des différences culturelles. Le film traite des relations entre Chinois et Français dans le monde du vin mais aborde plus généralement l’importance croissante des interdépendances entre les mondes chinois et européens.

Les origines du film

Depuis le début des années 2000, l’opinion française entend vaguement parler de l’engouement chinois pour la consommation de ses vins provoquant une flambée sans précédent des prix de ses grands crus. Quelques légendes urbaines circulent alors dans les régions viticoles, évoquant l’arrivée de nouveaux riches chinois achetant des caisses à coup de mallettes de billets.

En France, les commentaires acerbes vont bon train. Certains y voient une opportunité pour diffuser la culture française et en faire une arme économique, d’autres ont le sentiment d’une perte voire d’une menace sur notre patrimoine national. Les transformations du monde du vin suscitent aussi bien des espoirs de conquête que des inquiétudes dans un monde dont beaucoup de Français ont le sentiment de ne plus comprendre les repères. Si le vin échappe aux français, c’est un monde social familier qui se dérogent sous leurs pieds.

En mai 2012, je pars deux mois en Chine pour observer de plus près cette soudaine ruée vers le vin. Je commence mon séjour à Hong- Kong, qui depuis l’ouverture de la Chine, s’est imposée comme un des centres névralgiques de l’économie mondiale du vin. Pour ces Chinois continentaux, Hong-Kong incarne d’abord la sécurité, la confiance et une qualité de service qui n’existent pas encore en Chine. C’est par le monde du luxe que le vin pénètre en Chine et Hong-Kong a été une de ses portes d’entrée privilégiée. Depuis la rétrocession de l’île à la Chine en 1997, la ville devient un haut-lieu de médiation entre le monde capitaliste occidental et la Chine post-communiste.

Jack est arrivé à l’âge de dix ans dans l’île avec ses parents originaires de Shanghaï. Il découvre le vin alors qu’il est serveur au Mandarin oriental Hotel un palace situé sur Central. Son expérience lui permet de goûter de nombreux vins et il décide de prendre des cours du soir pour approfondir sa connaissance. Ces premières années de serveur correspondent au moment où les Chinois débarquent à Hong Kong avec la volonté d’afficher ostensiblement leur nouveau statut social en achetant des grands vins français.

Selon lui, le vin est perçu essentiellement comme produit de qualité qui n’a pas été industrialisé. C’est un signe d’une interrogation actuelle des Chinois sur l’avenir de leur pays. Jack évoque le désastre de l’industrialisation, l’exploitation à outrance des ressources naturelles et le recul du monde rural. La fascination des Chinois pour le vin français et nos villages s’explique par la volonté de réfléchir au destin de leur propre espace rural et la nécessité de repenser le contrat social avec la nature.

BIO ET FILMOGRAPHIE

Boris Pétric est anthropologue et réalisateur de film. Ses recherches s’inscrivent dans une réflexion en anthropologie politique. Il travaille actuellement sur la mondialisation de l’économie du vin. Il mène depuis 2012 un terrain ethnographique sur le développement de la production viticole en Chine qui est en passe de devenir un des tous premiers vignobles au monde.

Boris Pétric est directeur du Centre Norbert Elias à Marseille et Avignon, un laboratoire réunissant des anthropologues, des sociologues et des historiens travaillant sur des dynamiques sociales. Il est engagé dans le projet "La Fabrique des écritures", un lieu de co-création qui propose d’expérimenter un cycle innovant de recherche en s’appuyant sur de nouveaux modes d’écritures visuelles pour s’adresser à des publics au-delà d’une audience académique.

ENTRETIEN AVEC LE REALISATEUR

Vous avez fait du vin un sujet de recherches. Pour quelles raisons ?

Le vin est très intéressant. Les réactions dans le monde du vin y sont très fortes, on se souvient du Midi rouge, des grandes manifestations viticoles des années 1970 et du drame de Montredon dans l’Aude qui avait fait deux morts, un CRS et un viticulteur. J’ai travaillé sur la crise du vin de table, sur les difficultés pour s’adapter au marché. On boit de moins en moins de vin - 42 l par an et par habitant-, c’était le double il y a quarante ans. La population urbaine ne le considère plus comme une boisson énergisante comme ce pouvait être le cas il y a un demi-siècle.

Le vin a-t-il gardé une importance économique ?

La France reste le leader dans l’exportation du vin qui représente la 2e ressource de notre balance commerciale après l’aéronautique. C’est l’équivalent de 140 Airbus.

Pourquoi cet intérêt pour la Chine ?

Je me suis interrogé sur ces grands groupes français qui investissent en Chine, Pernod Ricard, LVMH, sur ce vin chinois produit par des Français en Chine et sur ces investisseurs chinois qui rachètent des châteaux dans le Bordelais. C’est le paradoxe de la mondialisation.

La Dépêche.fr 18/04/10, par J-M Fabre

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LES DEUX SALLES SONT ÉQUIPÉES EN NUMERIQUE 4K

Programmation du cinéma du 10 au 16 Juillet 2019

SALLE 1

MARIUS de Marcel PAGNOL - (VOF)
Mercredi, Samedi, Mardi : 13h30, 20h30
Jeudi, Dimanche : 18h15
Vendredi, Lundi :
15h45

FANNY de Marcel PAGNOL - (VOF)
Mercredi, Samedi, Mardi : 15h45
Jeudi, Dimanche :
13h30, 20h30
Vendredi, Lundi :
18h10

CESAR de Marcel PAGNOL - (VOF)
Mercredi, Samedi, Mardi : 18h00
Jeudi, Dimanche :
15h45
Vendredi, Lundi :
13h15, 20h30

SALLE 2


LA GRAND-MESSE de Méryl FORTUNAT-ROSSI et Valéry ROSIER - (VOF)
Tous les jours: 13h10 (sauf jeudi, samedi et mardi), 15h50, 20h15

Jeudi 11 Juillet, séance de 20h15 suivie d’un débat en présence du réalisateur Méryl Fortunat-Rossi.

ANNA, UN JOUR de Zsofia SZILAGYI - (VOSTF)
Tous les jours: 18h30, 21h30 (sauf vendredi, samedi)

PERMACULTURE, LA VOIE DE L’AUTONOMIE de Carinne COISMAN et Julien LENOIR - (VOF)
Tous les jours: 14h30, 17h10

VILLE NEUVE de Félix DUFOUR-LAPERRIERE - (VOF)
Jeudi, Samedi, Mardi: 13h05

J’VEUX DU SOLEIL de Gilles PERRET et François RUFFIN - (VOF)
Samedi : 21h30

LE FILS de Alexander ABATUROV - (VOSTF)
Vendredi : 21h30