ESPACE SAINT-MICHEL

7, place Saint-Michel / 75005 Paris
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Tél : 01 44 07 20 49

  
Cinéma Espace Saint-Michel
  
PROGRAMME DE LA SEMAINE
Les films commencent 10 minutes après l'heure indiquée (sauf exceptions précisées)
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FUKUSHIMA, LE COUVERCLE DU SOLEIL de Futoshi SATO

SORTIE NATIONALE : 6 Mars 2019

1h30– Japon– 2018

 

SYNOPSIS

Le 11 mars 2011, le Japon est secoué par un séisme, suivi d’un tsunami et de la triple catastrophe nucléaire de Fukushima. L’équipe du Premier ministre, Naoto Kan, tente de faire face à cette situation. Que s’est-il passé réellement à la résidence du Premier ministre au moment de la pire crise de l’histoire du pays ? La vérité a-t-elle été entièrement révélée ?


ENTRETIEN AVEC LE REALISATEUR

Comment êtes-vous arrivé sur ce projet et comment avez-vous travaillé avec le producteur et les acteurs du film ?

Étant né dans la région qui fut dévastée par le tremblement de terre de 2011, j’avais l’envie d’évoquer ce sujet mais je me demandais quelle pourrait être l’approche pour en faire un film. De son côté, M. Tachinaba s’interrogeait sur la possibilité d’adapter le livre écrit par Tetsuro Fukuyama, le Directeur Adjoint du Cabinet de Naoto Kan. "La crise nucléaire – Un témoignage depuis la Résidence du Premier Ministre" est un ouvrage fondamental qui relate la vérité des faits survenus, ces jours-là, à la Résidence. Si ce projet a pu démarrer et être réalisé, c’est bien grâce à l’implication totale et entière de M. Tachinaba. Toute l’équipe du projet s’est investie dans les discussions autour du scénario et au cours de nos débats, nous avons pensé qu’il fallait faire un film choral avec au centre, les membres du Cabinet, mais aussi avec les journalistes à l’affût de scoops, les travailleurs de la centrale, ainsi que les habitants des villages alentours. Pour ce qui est du casting, nous avons réussi à réunir des acteurs complètement convaincus de l’importance du sujet. Nous leur avons donné tous les éléments d’information pour qu’ils comprennent en profondeur les enjeux du film et de leur personnage.

Était-il important pour vous que les événements soient vécus de façon équilibrée à travers les politiques et la population directement aux premières loges de la catastrophe ?

Selon les personnes qui ont vécu ces évènements, le ressenti varie complètement. Pour en faire un film capable de témoigner de cette histoire dans toute sa diversité, nous avons décidé d’adopter les différents points de vue des protagonistes. Il n’était pas possible de transmettre autrement cette réalité au public. Je me souviens que Naoto Kan nous a dit : " Si vous représentez la vérité sur l'accident nucléaire avec fermeté dans le film, vous pouvez choisir n'importe quelle méthode d’expression ". Il voulait que les faits soient bien présentés. J’ai commencé le tournage en prenant une direction qui ne devait pas être celle de la facilité. Il fallait plutôt traiter avec audace, une atmosphère de crise due à une gestion et des conséquences parfaitement inconnues.

Quelle est la part de vérité et la part de fiction ?

Les informations, quant aux réactions et attitudes de la compagnie d'électricité à la suite de l'accident nucléaire, et celles qui ont été transmises au gouvernement, sont toutes vraies. Nous avons aussi dû faire des recherches pour recréer certaines scènes. En outre, et sur ce qui s'était déroulé durant ces 5 jours, il était impossible d'extraire et de reproduire l'énorme quantité de données. Pour ces raisons, et afin de rester fidèle à la réalité des faits et afin de réaliser une fiction plus facile à comprendre, nous avons créé un personnage fictif faisant progresser le récit. Nous avons donc fait de ce journaliste une sorte de guide, de pilier permettant de suivre toute cette histoire. Les propos et les situations de certaines scènes ont ainsi été créés afin de couvrir l'ensemble des événements. Par contre, les politiciens, qui sont des personnalités publiques, apparaissent dans le film sous leurs vraies identités. Leurs dialogues et leurs actions sont également basés sur la vérité.

ENTRETIEN AVEC LE PRODUCTEUR

En 2011, vous étiez un proche de Naoto Kan, le Premier Ministre japonais. À travers ce film, votre volonté était-elle de rétablir une vérité que ce dernier a vécu lors de cette crise ?

A l’époque, j’étais simplement un ami, un de ses cadets en politique. C’est seulement après le tremblement de terre que je suis devenu un vrai membre de son groupe de soutien. Ce n’est pas pour reproduire l’expérience de la crise vécue par Naoto Kan que j’ai produit ce film. Les médias et l’opinion publique, manipulée par ces derniers, étaient totalement hostiles au Premier Ministre, l’accusant d’avoir aggravé l’accident et amplifié les dégâts. Face à ce rejet, j’ai été en proie à une colère et un dégoût tels qu’ils m’ont mené à faire ce film pour remettre les choses en ordre. L’accident des réacteurs aurait pu, dans le pire des cas, provoquer l’évacuation de toute la population habitant dans un rayon de 250 km, incluant Tokyo, soit un total de 50 millions de personnes. Naoto Kan était le seul à avoir deviné l’extrême gravité de l’accident et à avoir compris que l’on était à un pas de l‘effondrement du Japon. S’il n’avait pas été Premier Ministre, si la crise avait dû être gérée par un autre à sa place, le pays aurait pu être entièrement détruit.

Vous avez gardé les véritables noms des différents protagonistes. Quelles ont été les réactions des personnes mises en cause, notamment les dirigeants de la TEPCO, la compagnie électrique qui gérait la centrale de Fukushima ?

Quatre politiciens apparaissent sous leurs vrais noms. Dans l’histoire du cinéma japonais, c’est la première fois que des personnages, dans un film de fiction, prennent la véritable identité de personnes qui existent réellement. Ainsi, Naoto Kan est toujours présent dans la vie politique du Japon. Quant aux autres membres du gouvernement, ainsi que les responsables et employés de TEPCO (TOBI dans le film), ce ne sont pas leurs vrais noms, mais on peut facilement imaginer qui ils sont ! Cependant, il n'y a eu aucune protestation ou procédure judiciaire de leur part. J’ignore s’il ont vu le film… ou pas. S’ils l’ont visionné, ils n'ont pas voulu en parler publiquement. J’espère qu’aujourd’hui, ils ont un peu honte de cette situation catastrophique dont ils sont, en partie, responsables.

Quel a été l’impact du film lors de sa sortie au Japon ? A-t-il suscité un vrai débat public alors que le nucléaire japonais a repris sa place dans le pays, comme si rien n’était arrivé en 2011 ?

L’accident de la centrale nucléaire de Fukushima a inspiré les auteurs de "Shin Godzilla", film sorti au Japon le 29 Juillet 2016. Ce dernier a été conçu par deux des plus grosses sociétés de production cinéma pour un budget total de 13 millions d'euros. Grâce à ce film, les producteurs ont gagné plus de 64 millions d'euros ! De notre côté, notre film était projeté dans des salles de cinéma indépendantes. Forcément, cela n'a donc pas été le même succès, notamment en termes de retombées financières… Des citoyens continuent d'organiser chaque semaine des projections indépendantes. Il faut savoir que les 54 réacteurs nucléaires, répartis dans les 18 centrales japonaises, ont été arrêtés en septembre 2013. 7 ans après la catastrophe, 9 unités ont redémarré. Le film est devenu un puissant vecteur pour les citoyens qui se prononcent contre le redémarrage. Aujourd'hui, environ 70% de la population est en effet opposée à l'énergie nucléaire.

LES CHIFFRES ET INFOS CLÉS

Le nucléaire eu Japon

Les chiffres en 2011 :

Nombre de centrales : 18

Nombre de réacteurs actifs : 54

Électricité nucléaire produite : 35%

>> Arrêt total de toutes les centrales : entre Septembre 2013 et Août 2015

Les chiffres en 2018 :

Nombre de réacteurs actifs : 9

Nombre de réacteurs en construction : 3

Électricité nucléaire produite : 2%

Les conséquences sanitaires de la catastrophe de Fukushima :

Dans le département de Fukushima, le nombre des cas de cancers de la thyroïde est 29 fois supérieur au niveau d'avant l'accident, les cas de leucémie 10,8 fois, de cancers du poumon 4,2 fois.

Le nucléaire en France

Nombre de centrales : 19

Nombre de réacteurs en cours de démantèlement : 6

Nombre de réacteurs actifs : 58

Électricité nucléaire produite : 74%

>> La France est le 2ème pays le plus nucléarisé au monde.

Le nucléaire dans le monde

- 31 pays

- 454 réacteurs en fonctionnement

- 3ème source (10,4%) de production d'électricité

- 3 premiers pays producteurs d’électricité d’origine nucléaire : États-Unis, France, Chine

DISTRIBUTEUR : DESTINY FILMS



 


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LES DEUX SALLES SONT EQUIPEES EN NUMERIQUE 4K

Programmation du cinéma du 16 au 22 Janvier 2018

SALLE 1

MALLÉ EN SON EXIL de Denis GHEERBRANT - (VOF)
Tous les jours : 14h00, 16h00, 18h00, 20h00, 21h55 (sauf mercredi)

Première Mercredi 16 Janvier à 20h00 en présence du réalisateur Denis Gheerbrant et de Mallé Dioucara, protagoniste du film, suivie d’un débat.

Jeudi 17 Janvier, séance de 20h00 suivie d’un débat avec Laurent Roth, critique, scénariste et réalisateur.

Vendredi 18 Janvier, séance de 20h00 suivie d’un débat avec Colleyn, anthropologue documentariste, qui travaille sur le Mali.

Lundi 21 Janvier, séance de 20h00 suivie d’un débat avec le réalisateur Denis Gheerbrant.

SALLE 2

COMME ELLE VIENT de Swen de PAUW - (VOF)
Tous les jours : 15h45, 19h45

A BREAD FACTORY, PART 2 : UN PETIT COIN DE PARADIS de Patrick WANG - (VOSTF)
Tous les jours (sauf mercredi et dimanche) : 17h35

A BREAD FACTORY, PART 1 : CE QUI NOUS UNIT de Patrick WANG - (VOSTF)
Dimanche : 17h35

GOOD de Patrick-Mario BERNARD - (VOF)
Mercredi, Vendredi, Mardi : 21h30
Jeudi, Samedi, Lundi : 14h10

RÊVER SOUS LE CAPITALISME de Sophie BRUNEAU - (VOF)
Tous les jours : 13h00

CASSANDRO, THE EXOTICO ! de Marie LOSIER - (VOSTF)
Samedi, Dimanche : 21h30

GAME GIRLS de Alina SKRZESZEWSKA - (VOSTF)
Mercredi, Vendredi, Dimanche, Mardi : 14h10
Jeudi, Lundi : 21h30

LE ROUGE ET LE GRIS (Partie 1) de François LAGARDE - (VOF)
Mercredi : 17h35