ESPACE SAINT-MICHEL

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Cinéma Espace Saint-Michel
  
PROGRAMME DE LA SEMAINE
Les films commencent 10 minutes après l'heure indiquée (sauf exceptions précisées)
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LA CACOPHONIE DU DONBASS de Igor MINAIEV

SORTIE NATIONALE : 27 Mars 2019

1h02 – Ukraine – 2017

 

SYNOPSIS

Un film qui analyse la construction du mythe du Donbass, à l’aide d’archives de films documentaires et de fiction. Le sujet du film explore deux niveaux. Le premier est la vie quotidienne vue par par la propagande soviétique, et le Donbass comme vitrine idéologique. Le second est la vie réelle, cachée des regards inquisiteurs. Le film utilise des images d’archive et des entretiens d’habitants du Donbass, témoins puis victimes de l’agression russe. De ce qui devait être une symphonie de bonheur et de bien-être, ne sont restées que déception et manipulation. La symphonie du Donbass est devenue la cacophonie du Donbass.

INTERVIEW D’IGOR MINAIEV

On connaît bien le film de Dziga Vertov, " la Symphonie du Donbass ", sorti en 1931. Plus d’un demi-siècle plus tard, vous réalisez " la Cacophonie du Donbass " : pourquoi ?

" La Symphonie du Donbass " était un film de propagande destiné à attirer la main d’œuvre dans le bassin minier du Donbass. Mais Dziga Vertov qui était un grand réalisateur passionné par les questions formelles, se souciait peu de la réalité. Son film sacralise le travail, c’est une épopée où le mineur soviétique est un demi-dieu. Avec le temps, ce monde là a disparu, les mineurs ont font grève, ils se sont battus pour leurs droits, ils ont paralysé le pays et le Donbass s’est retrouvé dans un conflit armé. C’est là où la symphonie devient discordante et où elle se transforme en cacophonie.

Vous utilisez de nombreuses archives inédites de toutes les époques, des années 30 aux années 90 : comment avez-vous travaillé avec ces documents ?

Les films d’archives, les documentaires ou les films d’actualité de cette époque étaient entièrement mis en scène en vue de présenter la vie des mineurs sous le jour le plus enviable et de l’embellir. La censure n’autorisait pas la représentation de la vraie vie et les archives nous présentent une réalité parallèle, complètement artificielle. Donc, notre but était de décrypter ce qui se cache derrière ces images lisses et propres.

C’est pour cela que vous utilisez une voix " off ", pour commenter et décrypter les images.

Aujourd’hui, on parle beaucoup de "  fake news " : la puissance de conviction de ces images, si on les subit passivement, est telle que l’on commence à croire qu’il y a un paradis sur terre. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de les commenter.

Outre les films de propagande de la première partie du film, vous montrez ensuite des images de la grande grève des mineurs de 1989…

En 1989, au moment de la perestroïka, pour la première fois, la censure a disparu ! La réalité a sauté aux yeux de tout le monde, la vraie vie des mineurs, avec leurs difficultés, leur misère matérielle, leur détresse que tout le monde ignorait est apparue au grand jour. Les mineurs sont passés du statut de héros, de demi-dieux, à celui de simples mortels, exposés aux coups de grisou jamais relatés dans la presse soviétique et vivant dans des des conditions matérielles déplorables. Nous sommes loin des appartements flambants neufs et des salaires mirobolants.

Que s’est-il passé ensuite ?

A partir des années 90, le communisme cède la place au capitalisme le plus sauvage, à la recherche du profit pour un petit nombre et à celle de la survie pour la plupart. L’argent a gagné.

Après l’annexion de la Crimée en 2014, des hommes en armes " non identifiés " occupent le Donbass et des séparatistes soutenus par la Russie proclament les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk. Que devient alors la population du Donbass ?

La population du Donbass a toujours été très hétéroclite. Il y avait des Ukrainiens, des Russes, des Ouzbeks, de la main-d’œuvre venue de tout le pays. Malgré cette diversité, il n’y avait pas de conflit ethnique. En 1991, l’Ukraine devient un état indépendant et la Russie joue sur la différence nationale pour mieux diviser. Les voisins d’hier sont devenus des ennemis.

Comment avez-vous choisi les gens que vous interviewez ?

Pour les témoignages, j’a rencontré des gens qui avaient fui la guerre et s’étaient réfugiés à Kiev. Pratiquement tous ces témoins ont été capturés et torturés par les séparatistes. Ce sont des témoins directs qui ont subi des horreurs pour défendre leur pays et pour qu’il reste uni.

Quelle était votre intention en faisant ce film ?

Je voulais montrer que l’idéologie, quelle qu’elle soit, détruit les gens et déforme le monde. Elle valorise la haine et impose le mensonge à la place de la vérité.


DISTRIBUTEUR : ZELIG FILMS DISTRIBUTION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 


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LES DEUX SALLES SONT ÉQUIPÉES EN NUMERIQUE 4K

Programmation du cinéma du 20 au 26 Mars 2019

SALLE 1

RÉSISTANTES de Fatima SISSANI - (VOF)
Tous les jours: 12h55, 15h55, 17h20, 20h20, 21h45 (sauf samedi)

Mercredi 20 Mars : Première à 20h20 en présence de la réalisatrice et de la psychanalyste Alice Cherki, suivie d’un débat.

Vendredi 22 Mars : Séance de 20h20 suivie d’un débat en présence de Youcef Brakni, militant des Quartiers populaires et membre du collectif Adama.

Lundi 25 Mars : Séance de 20h20 suivie d’un débat en présence de Françoise Vergès, politologue et militante féministe.


LUNE DE MIEL de Ioana URICARU - (VOSTF)
Tous les jours: 14h20, 18h45, 21h35 (sauf vendredi et lundi)

THE RAFT de Marcus LINDEEN - (VOSTF)
Samedi : 21h45

SALLE 2


FUKUSHIMA, LE COUVERCLE DU SOLEIL de Futoshi SATO - (VOSTF)
Tous les jours: 15h00, 20h00

Vendredi 22 Mars : Séance de 20h00 suivie d’un débat avec Kolin Kobayashi, journaliste indépendant, président de l’Association Echo Echanges, membre du comité d’organisation du Forum social mondial antinucléaire, il est le représentant du film en France. Thème : " Le poids du lobby nucléaire. "

Lundi 25 Mars : séance de 20h00 suivie d’un débat avec Yuki Takahata, journaliste, auteur et traductrice, également militante au sein du réseau "Sortir du nucléaire ". Thème " Fukushima, 8 ans après ; l’impact sur la population locale. "

NOUR de Khalil DREYFUS ZAAROUR - (VOSTF)
Mercredi, Samedi, Dimanche: 16h40
Jeudi, Lundi : 13h20

CASTING de Nicolas WACKERBARTH - (VOSTF)
Mercredi, Samedi : 13h20

KABULLYWOOD de Louis MEUNIER - (VOSTF)
Vendredi, Mardi : 16h45

FAHAVALO, MADAGASCAR 1947 de Marie-Clémence ANDRIAMONTA-PAES - (VOSTF)
Tous les jours : 18h20

AMAL de Mohamed SIAM - (VOSTF)
Jeudi, Lundi : 16h45
Vendredi, Mardi : 13h30

UN BERGER ET DEUX PERCHÉS À L’ELYSÉE ? de Philippe LESPINASSE et Pierre CARLES - (VOF)
Dimanche : 13h10